Rude Boy Train

MANGO WOOD – Stomp You Down – Liquidator Music

UN PEU D’HISTOIRE : Arrivés sur la scène Espagnole en 2016, les Madrilènes de Mango Wood font dans l’early reggae à la mode 60’s. Avec leur son vintage et leurs arrangements vocaux à trois voix, ils font inévitablement pencher leur musique vers celle trios de la grande époque, celle de The Ethiopians, Maytones, Termites et consorts.

Plutôt timides jusqu’alors, avec deux titres enregistrés sous la houlette de Brian Dixon début 2016, « First Time » et « The Fall », bien marqués du sceau du leader des Volcanos, puis de deux autres sur 45t chez Respect Records plus tard cette même année, avec la paire « The Way » / « Never Grow Old », deux skas au son plus affirmé, les Madrilènes laissaient entrevoir de belles dispositions.

Encore un peu tâtonnants, le 45t sortit en 2017 avec les deux titres « Try » et « Mash It Down » toujours chez Respect Records peine un peu à confirmer, avec certes, deux bonnes compos, mais une prod qu’on qualifiera d’un peu light

Mais les gars ont su prendre le temps de bien faire mijoter tout ça, et les voilà près de trois ans plus tard, avec ce premier album, « Stomp You Down », naturellement sorti chez Liquidator Music, l’incontournable dénicheur de talent made in Spain, qu’on attendait du coup de pied ferme. (suite…)

JIM MURPLE MEMORIAL – 4 – Maaula Records

UN PEU D’HISTOIRE : Un dixième album pour le Jim Murple Memorial, C’est un sacré évènement ! Les Frenchies capables de se frotter aux tous meilleurs de la scène mondiale ne sont pas légion, alors, quand le combo de Montreuil, fondé en 1996 annonce du neuf, on dresse l’oreille, forcément.

Depuis « Rythm’n’Blues Jamaïcain », qui définit jusqu’à dans son titre les orientations du groupe, sorti en 1998, le groupe nous balance sans faiblir du pur son caribéen, avec cette recherche permanente de la compo qui tue, de l’adaptation originale et des arrangements vintages qui vous emmènent direct dans les sixties.

Alors forcément, depuis bientôt vingt ans, les aléas, parfois tragiques, on pense au décès de Fabrice Lombardo, formidable contrebassiste, ont bouleversé souvent le line-up, mais sans jamais faire varier d’un iota la qualité de la marchandise proposée. Romain Dallaine, maintenant derrières les fûts assure la survivance de l’esprit Murple, et même le départ de Nanou, la chanteuse emblématique, remplacée sans le moindre hoquet par sa propre fille Célia il y a quelques années, rien ne saurait y faire, les Jim Murple continuent d’album en album de forger une œuvre incroyablement puissante !

Alors, près de trois ans après « Stella Nova », toujours au top ?

LE DISQUE : Avec des groupes du niveau de Jim Murple, on a toujours un petit un brin d’appréhension quand on aborde l’écoute d’un nouvel opus… Parce qu’on a toujours peur de la déception, du truc raté, de l’inspiration disparue. (suite…)

KALLES KAVIAR – PROBABLY THE NEXT BIG THING – BAG-A-BOO RECORDS

UN PEU D’HISTOIRE : S’il y a bien quelques groupes un peu trop discrets en Europe, eh bien ces Suisses de Kalles Kaviar en font partie.

Pour vous dire, il a fallu un 45t assez fameux, sorti en 2016, à l’occasion de leurs 20 ans pour qu’enfin Rude Boy Train leur accorde quelques lignes… Pourtant, depuis 1996, ils font preuve d’une certaine tenacité à sortir, en moyenne tous les trois ans, des albums clairement bien foutus, et suffisamment travaillés pour mériter bien plus d’attention… Leur relatif manque d’exposition en dehors de leurs frontières, malgré une bonne réputation outre Rhin et quelques bonnes dates parfois en France les prive d’une bien meilleure audience.

Et puis paf ! Les revoilà donc, les gars de Bâle, en ce mois de mars si particulier, avec leur 7eme album sous le bras, nommé « Probably The Next Big Thing ». Alors confinement ou pas, ce coup-ci, pas question de laisser ça sous silence. (suite…)

LOS TRES PUNTOS – EL DORADO – La Onda Records

UN PEU D’HISTOIRE : Ca fait déjà 25 ans que Los Tres Puntos traîne ses guêtres sur les scènes de France et de Navarre avec leur ska-punk fiévreux aux textes engagés et rageurs.

Peut-être un peu trop punk dans l’âme pour certains, sûrement trop vite assimilés à la scène « festive » des années 2000 avec ce chant parfois en Espagnol, les Los Tres restent un des groupes incontournables de notre scène Française, définitivement ska, aujourd’hui bien trop étriquée.

On vous passera les multiples changements de line-up innérants à 25 ans de route quasi-incessante,  incroyablement bien détaillés dans l’histo de leur page… On soulignera quand même le boulot titanesque d’un groupe autoproduit depuis la première heure, véritable exemple de fonctionnement « Do It Yourself » de haut niveau. C’est encore plus remarquable de voir que Max et Pawal sont encore bien là, et qu’après avoir fait le tour de l’Europe et bien plus, ils sont toujours forts bien épaulés par six autres zicos avec  toujours la même énorme envie d’en découdre.

Ils sortent avec cet « El Dorado » leur 5eme album studio, et pas des moindres ! (suite…)

RUDE BOY TRAIN’S CLASSICS – PRINCE BUSTER-ROLL ON CHARLES STREET – ROCK-A-SHACKA

« Rude Boy Train’s Classics », c’est une série de chroniques d’albums qui ont marqué l’histoire du ska, du rocksteady ou du skinhead reggae. Standards objectifs reconnus par le monde entier ou chefs d’oeuvre personnels qui hantent nos jardins secrets, la rédac’ de Rude Boy Train vous fait découvrir ou redécouvrir ces albums majeurs qui méritent d’avoir une place de choix sur vos étagères ! 

UN PEU (BEAUCOUP) D’HISTOIRE : A-t-on besoin encore ici de présenter Prince Buster ? Cecil Bustamente Campbell de son vrai nom, après avoir trainé pas mal avec des bandes de son quartier, se met à la boxe et se trouve embauché comme videur par Coxsone Dodd, pour lequel il détectera ensuite les bons titres avant de finir «selector » derrière les platines. Il se lance solo dès 57 en ouvrant son premier magasin de disques, et quitte Coxsone pour monter son propre sound system, « Voice Of The People », basé sur Charles Street. En parlant au-dessus de ses galettes, il devient un des précurseurs du DJing.

Dans la guerre des sounds, comme ses farouches concurrents, et après avoir été pêcher ses disques aux Etats Unis, il se lance dans l’enregistrement de ses propres titres, avec « Oh Carolina » par les Folkes Brothers en 1960. Excellent chanteur, il enregistre une tripotée de hits, accompagné du groupe de Baba Brooks ou bien des Skatalites, et produira un nombre impressionnant d’artistes dont Derrick Morgan, Owen Gray, Stranger Cole, Don Drummond, Tommy Mc Cook ou bien encore les Maytals. (suite…)

ORANGE STREET – Ghost Town Rockin’: Tales From the Other Side – Rockin Time Records

UN PEU D’HISTOIRE : Orange Street nous viens de Cergy, terreau fertile pendant la fin des années 90 pour les groupes reggae/ska, et fait partie de ceux qui ont fait les belles heures d’une période faste pour cette musique en France.

Fondé en 1997, ils sortent le déjà excellent « Step In » en 2000 sur Small Axe. Le son est bon et les compos riches et variées… Un EP «Dub Cayenne Sessions » et une grosse rasade de concerts plus tard, les revoilà en 2002 avec « Shakin’ Up » en tous points excellent avec ses  compos flirtantes avec toutes les musiques Jamaïcaines avec classe, du mento au reggae 70’s et un son affirmé.

Le groupe prend aussi de l’envergure sur scène comme en témoignera l’excellent « One Live, One Ska » enregistré un grand soir à l’EMB de Sannois.

Comme beaucoup des groupes de la scène de cette époque, avec la faillite de Small Axe et des salles qui se détournent du style, le milieu des années 2000 sera difficile à passer. Pourtant en 2007, ils montent « Odysée Jamaïque », un beau projet liant concerts expo et conférence autour des 50 ans de la musique de l’île, et enregistrent un double album, « Pirates & Treasures », édité dans un somptueux coffret par Patate Records,   qui survole en 24 titres et avec une belle réussite,  tous les styles riches et variés nés dans le pays, du Nyahbinghi au ragga-dancehall pur et dur. (suite…)

TROIS DATES EN FRANCE POUR LE RETOUR DE DR. RING DING!

Ca fait un bail que Richie Alexander AKA Ring Ding, le Docteur le plus connu de la scène ska/reggae, notamment pendant sa longue participation avec les excellents Senior Allstars, n’avait pas donné signe de vie, du moins en son nom propre.

En effet, il avait intégré depuis deux albums, le line-up officiel des inénarrables Busters en tant que chanteur, continuant de disséminer ici ou là, quelques featuring bien sentis.

En cours d’enregistrement d’un nouvel album qu’il nous tarde de découvrir, il se pointe en France avec sa nouvelle formation pour trois dates fin Mars qui s’annoncent terribles: après une date a Bruxelles le 25/03 à L’Os a Moelle, c’est le détour incontournable du Jeudi soir par le Le Gambrinus à Saint-Michel-Sur-Orge(91) le 26/03, avant un passage Au Havre(76) le Vendredi 27/03 accompagné par la nouvelle formation de Lord Guns l’ex chanteur de Bizness, nommée Mr Speaker en première partie, le tout conclu le Samedi 28/03 à Boussay(44) pour la deuxième édition de l’excellent Festoche Zik’n’roll:, qui verra aussi a son affiche la veille, Cartoon Violence.

Un retour à ne pas manquer! A vos Agendas!

UNE MERVEILLE DE 45 TOURS CHEZ ANGEL CITY RECORDS!

Angel City Records, c’est le label Californien drivé par Mark Moralès, adepte de reggae 60’s et de rocksteady.

Et si on ne peut pas dire que leurs sorties soient pléthoriques, il faut avouer qu’a chaque fois, c’est le nec plus ultra, entre le dernier 7′ des Steady 45’s, le 4 titres des Hyponcondriacs, les sorties de Thee Huricanes menés par Brian Dixon, le premier Jr Thomas & The Volcanoes ou bien la formidable Jackie Mendez et j’en passe…
Nouvelle signature du Label, Le duo Esteban Descalzo/Mariano Gallegos. Le  producteur de génie Esteban Descalzo, dont on avait adoré les « East Coast Sessions » s’associe une nouvelle fois au clavier Mariano Gallegos, avec lequel ils forment le groupe Skatax, pour nous sortir une tuerie de 45 tours

Face A une fabuleuse reprise du « Show And Tell » d’Horance Andy interprété par Lucas Finocchi, Face B une seconde réinterprétation du titre soul de Maxine Brown « Am I Falling Love? » par Maria Lauria Farias, le tout dans un écrin a l’imagerie vintage parfaite, du grand art! (suite…)

THE BANDULUS – Love A Woman – Autoprod

UN PEU D’HISTOIRE : J’ai toujours été à l’affût du moindre featuring des membres des Slackers depuis que je connais ce groupe. Aussi, quand est annoncée en 2010 la présence de Vic Ruggiero au line-up du premier album de The Bandulus d’Austin au Texas, nommé « Ska, Reggae & Soul », je choppe le disque à la première occaz’.

Je découvre donc avec bonheur le groupe tout nouvellement monté par Jeremy Peña, ex Los Skarnales et Trenchtown Texans qui s’entoure de quelques pointures locales, dont Johnny Meyers des Stingers ATX et Patrick Kelly, futur The Suffers, pour passer en studio.

Sa voix, au timbre particulier, soul et puissante et ses compos excellentes, ska, reggae et… soul, évidement, font mouche dès le premier tir !

Deux ans plus tard, c’est avec un line-up remanié que The Bandulus fait son retour discographique. Assisté par deux voix féminines aux chœurs, c’est encore plus fouillé, révélant une nouvelle fois une aisance dans le songwriting bien au-dessus de la moyenne. « The Time We Had » est une pure réussite qui obtient un joli succès aux US, qui aura malheureusement peu d’écho par chez nous. (suite…)

MAMPY – Keep On Playing – Alambic Records/Disturb Records

UN PEU D’HISTOIRE : Mampy, c’est le fameux Sextet Toulousain fondé en 2006, qui, depuis sa création, ne cesse de nous régaler avec un ska-jazz bien carré, mais aussi avec des orientations plus rocksteady et reggae, toujours avec classe et finesse.

Leur premier album sorti en 2012 nommé « Between Bass And Craddle », déjà plutôt réussi, avait le défaut de voir leurs compos souvent affublées  de quelques pérégrinations jazzy un peu trop appuyées pour les simples amateurs de musique pop que nous sommes.

Forts de qualités musicales bien supérieures à la moyenne, les zicos nous reviennent en 2016, avec un « Mind Your Own Business » complètement débarrassé de que nous considérions comme des lourdeurs, pour un skeud direct et jouissif, un des tous meilleurs albums de cette année-là sans doute. (suite…)

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