Rude Boy Train

TOP SHOTTA BAND FEAT. SCREECHY DAN – SPREAD LOVE – AL PARAGUS/LIQUIDATOR MUSIC

UN PEU D’HISTOIRE : On n’est pas forcément infaillibles chez Rude Boy Train, même si j’arrive pas encore à comprendre comment j’ai pu me faire traverser par ce Top Shotta Band, jusqu’ici… Faute avouée à moitié pardonnée, merci d’avance!

Donc, dès 2013, le groupe mené par Mush One, membres des Slackers des débuts, indice qui aurait dû nous tirer l’oreille, le groupe sort un premier album autoproduit, sous le label Al Paragus. Déjà associés à Screechy Dan, un raggaman qui sait un peu tout faire, qui traînait dans le posse de Shaggy à ses début et qu’on a pu croiser aussi, dans un autre genre, chez les excellents Megative, ils proposent d’excellents morceaux  dans une veine ska vintage tout à fait séduisante.

Après ça,  plus grand-chose, malgré quelques lives sporadiques, avant le single sorti l’année dernière sur Liquidator, forcement gage de qualité. Les deux titres proposés, « Share My Love » et « Cool & Deadly » nous avaient cette fois ci fait de l’œil, mais on n’attendait pas forcément le groupe avec un album complet de ce niveau… Faut dire qu’on nous avait aussi caché les participations de Vic Ruggiero aux claviers et de Maddie Ruthless à la guitare. Voici donc « Spread love » publié en ce début d’automne une nouvelle fois sous l’égide de Liquidator Music (suite…)

KING KONG 4 -PUNCH IT! – JUMP UP! RECORDS

UN PEU D’HISTOIRE : King Kong 4, c’est le dernier projet en date de Mitch « King Kong » Girio. Le Canadien est plus connu en tant que membre de King Apparatus, groupe dans lequel il coécrivait la plupart des titres avec un certain Chris Murray.

Après la fin du groupe, il se concentre plutôt sur la compo et la production pour d’autres groupes, notamment les Kingpins, le groupe de Lorraine Muller, dont il produira le fabuleux « Let’s Go To Work ». Il participe même en tant que bassiste à l’album suivant « Plan Of Action ».

Beaucoup plus discret par la suite, on ne le retrouvera qu’occasionnellement, notamment aux côtés de Lorraine Muller, encore une fois, pour « My Favourite Heart To Break » un album sorti sous le nom de The Fabulous Lolo & King Kong Girio, en 2015, mais aussi sur l’excellent EP de Susan Cadogan « Take me Back » sorti en 2016.

Depuis il se consacre au projet King Kong 4, monté avec Brendan Bauer, croisé au sein de Prince Perry, à la basse, Andrew McMullen à la batterie et Ronald Poon aux claviers en tous genres,  développant, avec un ska et un reggae sous haute influence pop, très proche des voisins de The Pomps, sortant majoritairement les titres en digital via leur page bandcamp. (suite…)

DR RING DING – THE REMEDY – Pork Pie Records/Jump Up Records

UN PEU D’HISTOIRE : Plus vraiment besoin de vous présenter le bon Dr Ring Ding. Richard Alexander de son état civil, est un peu partout où se joue du bon ska et du bon reggae depuis la fin des années 80, quand il débuta sa carrière au sein d’El Bosso Und  Die Ping Pongs. Mais c’est quand il se lance avec Les Senior All Stars avec ce premier album explosif « Dandimite » que sa renommée franchit toutes les frontières.

Depuis, il a empilé les bons albums, accompagné par une tripotée de groupes, des Bartenders au Sharp Axe Band, du Freedom Street Band pour le Ska Vaganza au Rotterdam Ska Jazz Orchestra pour son projet Kingston Kitchen en passant par les Kingston Rudieska, et joué un peu dans tous les registres possibles et imaginables des musiques de racines Jamaïcaine. Et je ne parle même pas des innombrables featurings disséminés un peu partout dans le monde.

Comme si ça ne suffisait pas, il a rejoint depuis quelques années, le line-up des légendaires Busters. (suite…)

DU NEUF POUR LE WESTERN STANDARD TIME ORCHESTRA

Le Western Standard Time Orchestra, c’est la crème des zicos de la côte ouest des Etats Unis, réunis façon big band sous les ordres d’Eitan Avineri, qui s’était monté à ses débuts pour rendre un hommage vibrant aux Skatalites, sur deux premiers album 100% tribute et quelques set live assez étourdissants.

Pendant le confinement, les gars ont réussi à enregistrer trois nouveaux titres originaux, deux ska assez fameux, « Unshackled » et « Bedouin Ska », et pour la première fois, un superbe reggae nommé « Tunnel Vision »… (suite…)

PIRATES PRESS RECORDS ANNONCE LE PREMIER ALBUM DU KOREY KINGSTON’S SHUFFLE AND BANG

Pirates Press Records, c’est le label qui monte grave de l’autre côté de l’Atlantique… Plutôt orienté street punk, adepte des packaging grand luxe, des éditions limitées couleurs magnifiques et du merchandising inspiré, la petite écurie qui monte, entre rééditions de Rancid, Cock Sparrer, les sorties des Bar Stool Preachers,  Lion’s Law, Old Firm Casuals et consorts, a commencé a sortir les rééditions des Slackers et le dernier album des Aggrolites.

Dans cette logique d’ouverture vers des groupes ska, ils préparent  la sortie prochaine de « Island Bop », le premier album du Korey Kingston’s Shuffle And Bang, le groupe de l’ex batteur des Aggrolites, épaulé pour le coup par son propre papa Kim « Pops » Horn. (suite…)

DU 45 TOURS, DU SINGLE ET DES EP POUR DANSER TOUT l’été !

C’est l’été et bientôt l’heure des vacances pour Rude Boy train! Alors avant les grands départs, ou même pour ceux déjà partis, voici une longue liste de tout ce que j’ai pu croiser de cool depuis le début du confinement… Prenez du temps pour vous et écoutez moi ça!

A tout seigneur tout honneur, démarrons fort et bien avec Vic Ruggiero qui s’associe une fois de plus avec The Drastics de Chicago pour un superbe reggae, nommé « Blue Is The Color » mélancolique à souhait, qui ne ferait pas tâche sur un album des Slackers. La face B est occupée de fort belle manière par une version toastée de MC Zulu. Le tout sortit déjà depuis Mars chez Happy As Lark

 

C’est aussi sur ce label qu’est sorti « Duets Vol.1 » issu de la collaboration minimaliste mais somptueuse de ce même Vic Ruggiero avec la chanteuse Lauren Napier… Du grand art! (suite…)

SKA JAZZ MESSENGERS – Introspeccion – Liquidator Music

UN PEU D’HISTOIRE : Les 7 zicos du Ska Jazz Messengers sortent de Caracas, Venezuela et jouent ensemble depuis 2009 un cocktail de ska-jazz, forcément, mais aussi du rocksteady, le tout matiné d’une touche de funk et d’une pincée d’un jazz aux sonorités modernes.

Malgré les nouvelles opportunités de communication offertes par internet, pas facile de se faire connaître quand on vient de Caracas. Ils se sont fait cependant remarquer en 2014 avec une reprise ska-soul absolument géniale du hit interplanétaire « Happy » de Pharell Williams. Distance oblige, on n’a peu entendu parlé d’eux depuis, même si nous vous avions signalé ici  « Cuando Te Miro », leur second single sorti en 2015. Ce n’est qu’en ce début d’année qu’on les redécouvre , avec « Mil Veces No », un 45t sorti chez Liquidator, annonceur du premier album, nommé « Introspeccion », sorti ce printemps en digital et qui attend encore sa sortie physique qui sera une nouvelle fois assurée par le label Espagnol, toujours gage de qualité.

LE DISQUE : Une fois n’est pas coutume, ce n’est pas un bon vieux son vintage que nous propose Liquidator avec ces Ska Jazz Messengers. Cependant, si ici le son est ici résolument léché, moderne même, serait-on tenté de dire, on en n’a pas moins à faire a du ska, aux influences variées, et du bon. (suite…)

VICTOR RICE – Drink – Easy Star Records

UN PEU D’HISTOIRE : Inénarrable Victor Rice ! Pas facile de résumer la carrière de celui qui fût bassiste des Scofflaws, jouât dans quelques-uns des meilleurs groupes de la fin des 90’s, comme le New York Ska Jazz ensemble ou les Stubborn Alls-stars et qui développa ses talents de producteurs auprès des meilleurs groupes de l’époque, des Slackers aux Pietasters, en passant par les Toasters, et autres Adjusters.

Il s’installe aux studio Version City de King Django et se frotte au dub, dont il deviendra un  experts, travaillant « à l’ancienne », sur les bandes analogiques avec les effets favoris des pionniers du genre. « At Version City », son premier album sort en 99.

Il s’expatrie à Sao Paulo en 2002 et devient un des producteurs/mixeur favoris de la scène mondiale pour une pléthore de groupe, comme Firebug (dans lequel il joue aussi de la basse), les Moon Invaders, The Stingers ATX, plus récemment Johnny Reggae Rub Foundation ou même nos Frenchy de Two Tone Club sur « Turn Off ». Il marque chacun de ces disques de son empreinte. En 2003, il sort son second album « In America » qui instaure son style, entre ska-jazz et multiples influences, Sud-Américaines notamment. (suite…)

MANGO WOOD – Stomp You Down – Liquidator Music

UN PEU D’HISTOIRE : Arrivés sur la scène Espagnole en 2016, les Madrilènes de Mango Wood font dans l’early reggae à la mode 60’s. Avec leur son vintage et leurs arrangements vocaux à trois voix, ils font inévitablement pencher leur musique vers celle trios de la grande époque, celle de The Ethiopians, Maytones, Termites et consorts.

Plutôt timides jusqu’alors, avec deux titres enregistrés sous la houlette de Brian Dixon début 2016, « First Time » et « The Fall », bien marqués du sceau du leader des Volcanos, puis de deux autres sur 45t chez Respect Records plus tard cette même année, avec la paire « The Way » / « Never Grow Old », deux skas au son plus affirmé, les Madrilènes laissaient entrevoir de belles dispositions.

Encore un peu tâtonnants, le 45t sortit en 2017 avec les deux titres « Try » et « Mash It Down » toujours chez Respect Records peine un peu à confirmer, avec certes, deux bonnes compos, mais une prod qu’on qualifiera d’un peu light

Mais les gars ont su prendre le temps de bien faire mijoter tout ça, et les voilà près de trois ans plus tard, avec ce premier album, « Stomp You Down », naturellement sorti chez Liquidator Music, l’incontournable dénicheur de talent made in Spain, qu’on attendait du coup de pied ferme. (suite…)

JIM MURPLE MEMORIAL – 4 – Maaula Records

UN PEU D’HISTOIRE : Un dixième album pour le Jim Murple Memorial, C’est un sacré évènement ! Les Frenchies capables de se frotter aux tous meilleurs de la scène mondiale ne sont pas légion, alors, quand le combo de Montreuil, fondé en 1996 annonce du neuf, on dresse l’oreille, forcément.

Depuis « Rythm’n’Blues Jamaïcain », qui définit jusqu’à dans son titre les orientations du groupe, sorti en 1998, le groupe nous balance sans faiblir du pur son caribéen, avec cette recherche permanente de la compo qui tue, de l’adaptation originale et des arrangements vintages qui vous emmènent direct dans les sixties.

Alors forcément, depuis bientôt vingt ans, les aléas, parfois tragiques, on pense au décès de Fabrice Lombardo, formidable contrebassiste, ont bouleversé souvent le line-up, mais sans jamais faire varier d’un iota la qualité de la marchandise proposée. Romain Dallaine, maintenant derrières les fûts assure la survivance de l’esprit Murple, et même le départ de Nanou, la chanteuse emblématique, remplacée sans le moindre hoquet par sa propre fille Célia il y a quelques années, rien ne saurait y faire, les Jim Murple continuent d’album en album de forger une œuvre incroyablement puissante !

Alors, près de trois ans après « Stella Nova », toujours au top ?

LE DISQUE : Avec des groupes du niveau de Jim Murple, on a toujours un petit un brin d’appréhension quand on aborde l’écoute d’un nouvel opus… Parce qu’on a toujours peur de la déception, du truc raté, de l’inspiration disparue. (suite…)

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