Rude Boy Train

RUDE BOY TRAIN’S CLASSIC – FIREBUG – On The Move (2006 – Grover Records)

« Rude Boy Train’s Classics« , c’est une série de chroniques d’albums qui ont marqué l’histoire du ska, du rocksteady ou du skinhead reggae. Standards objectifs reconnus par le monde entier ou chefs d’oeuvre personnels qui hantent nos jardins secrets, la rédac de Rude Boy Train vous fait découvrir ou redécouvrir ces albums majeurs qui méritent d’avoir une place de choix sur vos étagères ! Rendez-vous le premier vendredi de chaque mois ».

UN PEU(BEAUCOUP) D’HISTOIRE : Quand Firebug déboule du Brésil début 2007 par chez nous avec sous le bras son deuxième album «On The Move », on se demande bien où Grover Records a bien pu pêcher un tel groupe.

Mais en creusant un peu, on découvrit qu’il avait derrière tout ça l’incontournable Victor Rice, qui, en s’installant à Sao Paolo s’était trouvé avec le chanteur et guitariste Felipe Machado, un fameux comparse musical, lançant donc ce groupe, Firebug, avec un premier album éponyme sorti en 2003. Le skeud est très bon et donne d’emblée dans le son « Mr. Rice », avec ses lignes de basses limpides et claviers vaporeux. La voix chaude de Machado est sans chichi mais diablement efficace. (suite…)

ALPHEUS – Light Of Day – Liquidator Music

UN PEU D’HISTOIRE : On commence à bien connaître Alpheus, ce chanteur anglais aux parents Jamaïcains. On rappellera quand même à ceux qui l’aurait oublié  que ce fan de Sam Cooke, vu ses origines, s’orienta tout naturellement vers le reggae et tourna rapidement dans tous les sound systems de Londres. Qu’après s’être installé à Miami, il fût repéré par Tony Brevett des Melodians qui le présente à Coxsone Dodd. Le légendaire producteur le prend sous son aile et dans les non-moins légendaires Studio One qu’il enregistre 1999, son premier album nommé « Quality Time » qui sort chez Heartbeat Records.

Quant Alpheus revient en Europe, Il est alpagué par le producteur Roberto Sanchez et son label A-Lone,  qui flaire le bon coup. L’équipe sort en 2007 « Everything For A Reason », suivi en 2011 par « From Creation », une  période pendant laquelle il enregistre  aussi de nombreux 45 tours. (suite…)

RUDE BOY TRAIN’S CLASSIC – ORANGE STREET – Step In…(2000/Small Axe)

« Rude Boy Train’s Classics« , c’est une série de chroniques d’albums qui ont marqué l’histoire du ska, du rocksteady ou du skinhead reggae. Standards objectifs reconnus par le monde entier ou chefs d’oeuvre personnels qui hantent nos jardins secrets, la rédac de Rude Boy Train vous fait découvrir ou redécouvrir ces albums majeurs qui méritent d’avoir une place de choix sur vos étagères ! Rendez-vous le premier vendredi de chaque mois ».

UN PEU (BEAUCOUP) D’HISTOIRE : Comme Western Special, Rude Boy System ou les Viking’s Remedy, Orange Street fait partie de ces groupes qui, au beau milieu des années 2000 où le ska avait pignon sur rue en France grâce au large succès de groupes à l’orientation festive, défendaient fièrement la bannière d’une version beaucoup plus traditionnelle de nos musiques Jamaïcaine. (suite…)

TWO TONE CLUB – Don’t Look Back – Productions Impossible Records

UN PEU D’HISTOIRE: le TWO TONE CLUB débute sa carrière en 1999 à Montbéliard sur les cendres des ex-Gangsters All Stars, prenant le parti pris original d’affubler à chacun de ses musiciens un surnom lié à une couleur, en référence à Reservoir Dogs.

Ses influences couvrent  toutes les périodes du ska : 60’s, two tone, revival, avec des gros morceaux d’early reggae et de rocksteady dedans. Le groupe profite allègrement de sa situation géographique pour jouer un peu partout en Europe

Après son premier EP, « We’re Going… » sortit sur Like A Short Records en 2001, ils publient leur premier album, «One», dès 2002, chez Productions Impossible Records. Dans la foulée, le groupe participe au Dance Ska La à Rennes et figure avec trois titres sur la compilation live du festival.

En 2004, Two Tone Club participe aux Eurockéennes de Belfort. Le deuxième album, « Turn Off », mixé par Victor Rice (Stubborn Allstars, Firebug, ex- Slackers…), sort sur le même label en 2005 et est réédité ensuite par Big 8 Records et Grover Records. Two Tone Club participe à de nombreux festivals, notamment le cultissime Postdammer Ska Fest en Allemagne et au Dutch Ska Fest aux Pays-Bas. Il obtient alors autant de succès par chez nous qu’au delà de nos frontières. (suite…)

THE DANCE CRASHERS – Fabulous Coconut – Autoprod

UN PEU D’HISTOIRE : Pas souvent qu’on vous chronique direct un premier album comme ça, qui plus est d’un groupe qu’on découvre en même temps que vous. The Dance Crashers sont donc Espagnols, et ça, à défaut d’un gage de qualité à toute épreuve, ça reste plutôt un indicateur favorable. Cela fait plus de deux ans que les dix membres rodent leur musique sur scène un peu partout en Espagne, à l’affiche notamment du Rototom ces deux dernières années, excusez du peu !

Evoquant l’influence incontournable des Skatalites, du New York Ska Jazz Ensemble, des compatriotes du Gramophone All Star ou bien naturellement avec un chant lead féminin, de Janis Joplin, Nina Simone ou Amy Winehouse, on pourrait dire que ça sent bon ou bien qu’ils se la pètent grave !

Sauf que ce premier opus autoproduit et enregistré en janvier dernier nommé « Fabulous Coconut », eh bien il envoie du lourd ma p’tite dame…

LE DISQUE : On aura effectivement rarement été aussi emballés par un premier album que par ce « Fabulous Coconut ». Parce qu’il faut quand même en avoir pour envoyer autant d’aisance un ska-jazz comme cet excellent « Roots » qui ouvre l’album, synthétisant sur un seul titre la quasi-totalité des influences annoncés : un swing à la Skatalites, une rythmique boostée et des cuivres à la NYSJE, un son moderne comme celui des compatriotes du Gramophone All Star et une voix effectivement pas très éloignée de celle de la regrettée Amy Winehouse. (suite…)

THE OLDIANS – We Are Reggae – Liquidator Music

UN PEU D’HISTOIRE : Ca fait pile-poil deux ans qu’on vous a parlé ici pour la dernière fois de The Oldians, un des plus beaux défenseurs d’une vision cool et très jazzy du ska et du reggae. C’était à l’occasion de la sortie chez Liquidator de « Out Of Blue », leur cinquième album. On vous expliquait alors que sans montrer les muscles, donnant ici où là une légère sensation de molesse aux plus rudes des rude boys,  les gars était capables de ponder des compos finement ciselées sur lesquelles venait  avec bonheur se poser la voix de velours de la chanteuse Saphie Wells.

Rappelons que le groupe débuta sa carrière dès 2001 ne sortant pourtant son premier LP, « Old Secret » qu’en 2008… Se succèderont dès lors, dans la même veine, « Arts of Seduction » en 2010, « Wandering Souls » en 2011 , « Island Jazz Sessions » en 2013 (un best-of sur P-Vine Records-Japon), et enfin « Downtown Rock ». (suite…)

DAN P & THE BRICKS – When We Wear Fearless – Asian Man Records

UN PEU D’HISTOIRE : DAN P, c’est Dan Potthast, connu pour être l’ex leader des ska-punkers furieux de MU330. Depuis leur split, il mène, sur la côte californienne, une carrière des plus riches, entre albums solo semi-acoustiques et pop avec des petites touches reggae ou ska, sa participation aux plans indie-rock de The Stitch-Up et donc, ces fameux Dan P & The Bricks, formé avec d’ex Slow Gerkhin qui nous proposent depuis 2009, un cocktail puissant entre two-tone revival et pop avec de grosses influences third wave US et quelques pointes plus roots. Après un premier album, « Watch Where You Walk », sorti en 2011, plutôt convaincant, les voilà de retour en ce mois de Février avec « When We Were Fearless », toujours sur le fidèle label Asian Man Records.

LE DISQUE : Je l’avais bien aimé le premier Dan P & The Bricks, habile mélange entre des influences two-tone, un son typique US niveau chœurs et arrangements et sa grosse section de 5 cuivres, excusez du peu ! La recette est ici reprise sans bouger d’un iota et, dès « The Show », on est embarqué dans un tourbillon fun et puissant, avec son piano virevoltant  et ses cinq binious  manifestement pas venus pour beurrer des tartines. Le refrain est simple et enjoué,  dans la mesure où on se fera à la voix de Dan Potthast qui ne  fait pas forcément dans la subtilité mais est  pourtant redoutable d’efficacité. (suite…)

Hepcat continue son effort de réédition avec « Out Of Nowhere »

La nouvelle est tombée hier, et quelle nouvelle ! Après la superbe réédition de « Right On Time » l’année dernière, les inénarrables Hepcat annoncent la sortie, à l’occasion du  25eme anniversaire de leur premier opus « Out Of Nowhere »,  de sa première édition en version vinyle !

La pépite, dont les droits semblent avoir été étroitement négociés avec Hellcat Records,  sera limitée a 1000 exemplaires,  pas un de plus, et  remasterisé pour l’occasion. Qu’on se le dise, il n’y en aura pas pour tout le monde, quand on imagine  le bonheur de redécouvrir sur sa platine des titres du calibre de « Dance Wid Me », « Earthquake And Fire », de ce reggae à tomber « Miss Congeniality » ou bien  de ce « Skavez » concocté à l’époque par le jeune Dave Hillyard encore sur sa côte ouest natale.

Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, l’album sera, comme « Right On Time »,  agrémentée d’une deuxième galette de versions dub,  confiées à l’un des maîtres du genre, j’ai nommé Victor Rice. (suite…)

RUDE BOY TRAIN’S CLASSICS – CHRIS MURRAY – Slackness (Ska In The World Records-2005)

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UN PEU(BEAUCOUP) D’HISTOIRE: Il est des noms incontournables qui vous viennent en tête lorsque l’on évoque la scène ska internationale et Chris Murray est l’un de ceux-là. Incontournable parce dès la fin des années 80, il a été un des fers de lance, avec son groupe King Apparatus, du revival ska outre-atlantique, et que depuis, il distille avec un talent hors pair ses chansons simples aux harmonies limpides comme de l’eau de roche. (suite…)

THE AUTOCRATICS- S/T – Ska In The World

L’image contient peut-être : plein airUN PEU D’HISTOIRE : On avait découvert par ici les Japonais de The Autocratics à l’été 2016, lors de la sortie de l’EP « Fall Off The Wall », tendance boss reggae bien rêche comme on les aime, manquant malgré tout d’un poil d’originalité dans ses compos.

On s’était aperçu à l’époque, que les gars étaient pas de la dernière pluie et trainaient leurs guêtres sur la scène Nippone depuis de longues années, avec des titres allant jusque-là plutôt du two tone revival au ska third wave limite punk. Ils avaient déjà signé en 2014 un premier album pour les incontournables Ska In The World nommé « Change And Innovation », et c’est en cette fin d’année 2017 qu’ils sortent leur quatrième album, le second pour la célèbre écurie,  pour fêter leur déjà dixième année d’existence.

LE DISQUE : Après un EP, comme on le disait, plutôt reggae, les Autocratics reviennent à leurs fondamentaux, sur des bases bien plus musclées. Avec  « Populace Intention », proche d’un Dead 60’s a cuivres, le groupe nous propose une belle entrée en matière. On enchaîne avec un « Equal Temperament » bien speed et  loin d’être affreux quoiqu’un peu brut de décoffrage avec sa ligne de sax basique, et un curieux « Time Is Heartless », très rock, au gimmick de claviers obsédant et plutôt cool. (suite…)

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