Rude Boy Train

THE VOID UNION – Return Of The Supervape – Jump Up Records

UN PEU D’HISTOIRE : Quand en 2008 sort le premier album de The Void Union, avec en guest Lynval Golding ou bien Craig Fujita des Pressure Coooker, on est forcément pressé d’y jeter une oreille de de chercher qui se trouve derrière tout ça ! En creusant un peu, on retrouve aux manettes le noyau des Zicos de Westbound Train, qui cherchent à s’occuper un peu entre les deux monuments que furent « Transitions » et « Come And Get It ».

Grosse impression, avec d’emblée des grosses intrus qui font mal, avec des structures exigeantes, comme « The Rub »  et une poignée de bonnes chansons.

Le second album « Higher Guns », succès de Westbound Train oblige, ne pointera son nez qu’en 2012. Alex Stern des Big D & The Kid Table rejoint pour l’occasion le groupe, avec sous le bras son ami batteur Rick Smith. Là encore, des instrus de première bourre et des featurings de classe avec le copain Obi Fernandez et King Django sur un « Aiming » coolissime, Angelo Moore sur « Fly Me Away » et toujours Craig Fujita et Hayley Jane…

Le groupe nous gratifiera de plusieurs tournées Européennes, accompagnés par  Jr Thomas au chant ou plus récemment par Ricky Rocksteady. (suite…)

RED SOUL COMMUNITY – Holiday in the city – Jump Up ! Records

UN PEU D’HISTOIRE: RED SOUL COMMUNITY, fameux groupe espagnol de pump pump reggae, avait pris une paire d’années sabbatiques après avoir sorti un second album, « I Never Learn », sur Grover Records en 2013, et avoir accessoirement fait un enfant (Isa la chanteuse et Carlos le clavier sont les parents).

Pour ce troisième opus récemment publié par Jump Up ! Records, ils sortent totalement de leur zone de confort et s’éloignent assez nettement du style Aggrolites/Aggrotones qui les avait fait connaître. Pour quel résultat ?

LE DISQUE: Il est étonnant ce virage pris par Red Soul Community. Etonnant parce que totalement imprévisible. Et parce qu’on pensait  le combo de Grenade entièrement branché sur des influences skinhead reggae, voire rocksteady. Pas plus, pas plus vite. (suite…)

LOS AGGROTONES – Right Now – Acid Jazz Records

UN PEU D’HISTOIRE: Y’a deux ans pile poil nous tombait sur le coin du museau, mais surtout au creux de nos oreilles dégagées, le somptueux « Brixton », troisième album de Los Aggrotones, le groupe reggae tendance 60’s/70’s venu de Buenos Aires…

Avec ses featurings de classe mondiale, Hollie Cook et Derrick Harriot en tête, on pouvait alors vous raconter le beau chemin parcouru par le groupe Argentin, depuis « Moods » leur premier album sorti en 2011, suivi deux ans plus tard par « 10 Reggae Shots ».

Vous vanter aussi tout le bien qu’on pouvait penser de leur collaboration avec Mimi Maura sur l’album « Stormy » et de la poignée de singles tous excellents, sortis notamment sur notre beau label Frenchy Jewels.

Enfin vous dresser le tableau majestueux de tout ce qui fit de ce « Brixton » un de nos albums préférés de 2017.

Voilà donc qu’en ce triste automne, les Argentins viennent nous éclairer avec ce « Right Now » sorti sur le label Acid Jazz, à l’artwork encore une fois superbe. (suite…)

DEATH OF GUITAR POP – In Over Our Heads – Ska Club Essex

UN PEU D’HISTOIRE : On les avait pas vu venir les deux gars de Brentford, Essex, quand en fin d’année 2017, ils nous avaient balancé leur premier album, ce « 69 Candy Street », concentré 100% pur jus de  musique British, du ska en passant par la pop et même un peu de punk… Faut dire qu’à part quelques vidéos de teasing, pas grand monde n’avait entendu parler d’eux jusque-là.

Depuis, le duo constitué de Top Kat et Silky, s’est associé à quelques bon zicos pour faire tourner leurs titres en live sur quelques scènes de Grande Bretagne pour des sets qui, d’après ce que l’on a pu en voir sur quelques extraits vidéo, ont l’air bien barrés et assez puissants.

Ils n’ont cependant pas perdu de temps et se sont remis direct à la compo de leur second album qui sort donc moins de deux ans plus tard, toujours autoproduit et se nomme « In Over Our Heads ». (suite…)

THE SOUL CHANCE – The Soul Chance – Obeah Records

UN PEU D’HISTOIRE : Comme par hasard, The Soul Chance nous viens de la côte ouest des USA, de Bakersfield, pas si loin de Los Angeles… Comme pour conjurer le mauvais sort qui fait de ce bled la capitale country qu’on appelle souvent « West Nashville », le groupe s’évertue depuis 2017 à nous produire des petites pépites reggae enregistrées sur du matos 100% vintage, à la recherche du son perdu des Upsetters ou des Hippy Boys.

Ils ont sorti en 2018 pas moins de cinq 45 tours, sur trois labels différents, Obeah Records, Funk Night Records et les excellents Colemine Records, label du dernier Jr Thomas. Il y a eu aussi le très bon « Welcome To Reggae City » présent sur la compil’ « The Birth Of The 4th Wave Of Ska » d’Angel City Records…

C’est donc non sans une certaine impatience qu’on attendait leur premier LP, déjà sorti en digital depuis déjà quelques jours mais en vinyl, chez Obeah Records, seulement en cette fin de semaine. (suite…)

THE SIMMERTONES – Ten Feet Tall – Windrush Recordings

UN PEU D’HISTOIRE : C’est en 2007 que la petite entreprise Simmertones ouvre ses portes : Une grosse poignée de vieux briscards du ska British, rassemblés autour de l’ex chanteur des Too Hot, Glyn Wilcox, deviennent rapidement des invités réguliers des nombreux lieux et festivals qui continuent de faire tourner du ska outre-manche.

Ils enregistrent leur premier album « Presenting The Simmertones Vol.1» en 2010… Il reçoit un bel accueil des radios et des influenceurs de tout poils, chacun s’accordant à trouver leur mix entre ska traditionnel et racines two-tone plutôt bien équilibré. Ils sont régulièrement appelés à jouer en première partie des grosses affiches locales, et ouvrent souvent pour Madness. Après quelques singles, ils sortent en 2013 « Something For The Week End ? », toujours dans la même veine 60’s boosté, toujours avec beaucoup de reprises, disque qu’on trouvera ici chouette mais manquant un peu de caractère et d’un poil plus de compos…

Cet été est donc sorti leur troisième LP, nommé « Ten Feet Tall », voyons donc de quoi il en retourne… (suite…)

THE DUALERS – Palm Trees & 80 Degrees – Sunbeat Records

UN PEU D’HISTOIRE: Difficile de faire plus prédestinés aux musiques Jamaïcaines que les frangins Cranstoun ! Avec un père précurseur des Sound System en Grande Bretagne, fana de ska et de reggae, mais aussi de soul, on finit rarement à débourrer du trash métal au kilo!

C’est donc tout naturellement que Tyber et Sy se tapent tout deux des études musicales et qu’ils commencent à balancer leurs reprises de classiques Ja aux coins des rues. C’est en compilant les enregistrements de ces covers Lo Fi qu’ils sortent les cd « Vintage Versions » 1 et 2, dont les bénéfices leurs permettent de monter leur propre label, Galley Music. Ils commencent à se produire sur scène en groupe, avec toujours autant de succès… Suivent les albums « Rhymes And Rythms », puis surtout l’excellent « Melting Pot » en 2004 qui leur offre avec le single « Kiss On The Lips » leur première incursion dans les charts UK. Leur public ne cesse de croitre, et les albums s’enchaînent au rythme d’un tous les ans, dont le formidable « Cooking Pot »… (suite…)

THE AGGROLITES – Reggae Now ! – Pirates Press Records

UN PEU D’HISTOIRE : C’est à l’origine pour backer Derrick Morgan aux US que se rassemblent cinq ex-membres de The Rythm Doctors et de The Vessels se mettent à jouer ensemble. Les dates se passent si bien que les cinq bonhommes, Jesse Wagner, Brian Dixon, Roger Rivas, Korey Horn et J. Bonner décident de donner suite à l’aventure en montant leur propre groupe, The Aggrolites, en 2002.

La musique des cinq lascars, souvent affublée du sobriquet « Dirty Reggae » puise ses racines dans le reggae bien sûr, mais surtout celui qui fit vibrer l’Angleterre dans les années 60, celui des Maytals, de Symarip, Delroy Wilson ou Prince Buster, le tout sous haute influence du blues et de la soul de leur contrée natale.

C’est justement Prince Buster qui fait appel à eux en 2003 pour assurer ses dates US, et le King est sidéré de voir la maitrise d’une musique vieille de 30 ans de la part de ces jeunes blanc-becs. Cette même année 2003, ils enregistrent leur premier album, justement nommé « Dirty Reggae » aux quatorze titres d’un reggae sauvage, sorti sur l’excellent label Axe Records. (suite…)

CLAUDE FONTAINE – Claude Fontaine – Innovative Leisure

Résultat de recherche d'images pour "claude fontaine"UN PEU D’HISTOIREOn en sait assez peu sur CLAUDE FONTAINE, américaine de L.A au nom français échouée à Londres. La légende raconte qu’elle est entrée chez un disquaire (Honest Jon’s) et qu’elle est tombée sur le bac des skeuds Trojan, Treasure Isle et Studio One.

On ne sait pas ce qui lui a pris, mais elle est allée en studio pour enregistrer un premier album éponyme totalement inattendu, avec des musiciens pas tout à fait manchots à l’instar du grand Tony Chin à la guitare (il a joué avec à peu près tout le monde), de Ronnie McQueen à la basse (Steel Pulse) ou de Rock Deadrick à la batterie.

LE DISQUE: C’est simple, le disque de Claude Fontaine est 50% bossa nova et 50% jamaïcain. Passons sur la moitié bossa nova (titres 6 à 10), d’excellente qualité, pleine de finesse et de sensualité, qui rappellera à certains d’entre-vous Nouvelle Vague, le groupe de reprises d’Olivier Libaux et Marc Collin, presque toujours chanté au féminin. On pourra qualifier ça d’easy listening, de lounge ou de musique d’ascenseur si on est très méchant, mais c’est de la bossa nova de l’hémisphère nord, tout simplement. (suite…)

EASTERN STANDARD TIME – Time For Change – Jump Up Records

UN PEU D’HISTOIRE: C’est à Washington DC que se forme en 1995 le groupe Eastern Standard Time qui originellement joue du ska-jazz teinté de toutes les autres variantes des rythmes caribéens.

Après un EP « Take Five » en 1996, leur premier album « Second Hand » déboule en 1997 et ça en jette direct, avec des compos originales et solides et une prod nickel. Ils pointent dès lors dans le peloton de tête des formations US, ce qui leur ouvrira la possibilité de jouer par chez nous, et quiconque aura vu Eastern Standard Time sur scène pourra vous vanter l’excellence de leurs sets, dansants à souhaits. « Time Is Tight », leur deuxième album sort d’ailleurs chez les Allemands de Grover Records en 2001. Mais les Washingtoniens de sont pas des plus bavards et distillent leurs compos au compte-goutte, et ce n’est qu’en 2005 que voit le jour, conjointement chez Jump Up Et Grover, « Tempus Fugit », leur troisième album, qu’ils viendront défendre sur scène sur nos terres. (suite…)

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