Rude Boy Train

KING KONG 4 -PUNCH IT! – JUMP UP! RECORDS

UN PEU D’HISTOIRE : King Kong 4, c’est le dernier projet en date de Mitch « King Kong » Girio. Le Canadien est plus connu en tant que membre de King Apparatus, groupe dans lequel il coécrivait la plupart des titres avec un certain Chris Murray.

Après la fin du groupe, il se concentre plutôt sur la compo et la production pour d’autres groupes, notamment les Kingpins, le groupe de Lorraine Muller, dont il produira le fabuleux « Let’s Go To Work ». Il participe même en tant que bassiste à l’album suivant « Plan Of Action ».

Beaucoup plus discret par la suite, on ne le retrouvera qu’occasionnellement, notamment aux côtés de Lorraine Muller, encore une fois, pour « My Favourite Heart To Break » un album sorti sous le nom de The Fabulous Lolo & King Kong Girio, en 2015, mais aussi sur l’excellent EP de Susan Cadogan « Take me Back » sorti en 2016.

Depuis il se consacre au projet King Kong 4, monté avec Brendan Bauer, croisé au sein de Prince Perry, à la basse, Andrew McMullen à la batterie et Ronald Poon aux claviers en tous genres,  développant, avec un ska et un reggae sous haute influence pop, très proche des voisins de The Pomps, sortant majoritairement les titres en digital via leur page bandcamp. (suite…)

TOOTS AND THE MAYTALS – Got To Be Tough – Trojan Jamaica

Got to Be Tough: Toots and the Maytals, Toots and the Maytals: Amazon.fr: MusiqueUN PEU D’HISTOIRE: 1942 – 2020. On ne va pas vous faire une biographie exhaustive de FREDERICK « TOOTS » HIBBERT. Vous le connaissez tous. Au même titre que Laurel Aitken, Prince Buster ou Desmond Dekker, ce type est un monument de la musique jamaïcaine.

D’abord passé par le ska puis par le rocksteady avant d’exceller dans le reggae, Toots était au départ l’un des trois de THE MAYTALS, en tant que trio vocal (aux côtés de Henry « Raleigh » Gordon et Nathaniel « Jerry » Mathias), et ce n’est qu’à partir de l’album « Sweet and Dandy », en 1969, qu’on voit apparaître le nom de « Toots and The Maytals », semble-t-il à la demande de Chris Blackwell. Le disque est chargé de hits jusqu’à ras-bord, avec « Monkey Man, « Pressure Drop », « We Shall Overcome », « Sweet and Dandy », « 54-46, That’s my Number »…

C’est en 1968 qu’apparaît pour la première fois le mot « reggae » orthographié à l’ancienne sur le single « Do The Reggay » (Berverley’s Records). (suite…)

DR RING DING – THE REMEDY – Pork Pie Records/Jump Up Records

UN PEU D’HISTOIRE : Plus vraiment besoin de vous présenter le bon Dr Ring Ding. Richard Alexander de son état civil, est un peu partout où se joue du bon ska et du bon reggae depuis la fin des années 80, quand il débuta sa carrière au sein d’El Bosso Und  Die Ping Pongs. Mais c’est quand il se lance avec Les Senior All Stars avec ce premier album explosif « Dandimite » que sa renommée franchit toutes les frontières.

Depuis, il a empilé les bons albums, accompagné par une tripotée de groupes, des Bartenders au Sharp Axe Band, du Freedom Street Band pour le Ska Vaganza au Rotterdam Ska Jazz Orchestra pour son projet Kingston Kitchen en passant par les Kingston Rudieska, et joué un peu dans tous les registres possibles et imaginables des musiques de racines Jamaïcaine. Et je ne parle même pas des innombrables featurings disséminés un peu partout dans le monde.

Comme si ça ne suffisait pas, il a rejoint depuis quelques années, le line-up des légendaires Busters. (suite…)

THE SPITFIRES – Life Worth Living – Acid Jazz Records

Life Worth Living - The Spitfires - CD album - Précommande & date ...UN PEU D’HISTOIREEt de quatre ! Avec « Life Worth Living », c’est déjà son quatrième opus que nous livre ici le superbe combo de Watford devenu trio (mais souvent quintet en live) en moins de dix ans.

Les deux premiers opus sont sorti chez Catch 22 en 2015 et 2016, et le troisième, « Year Zero », avait fait forte impression en 2018 chez Hatch Records, notamment grâce à un single imparable: « Over and over again ».

Cette fois c’est du côté d’Acid Jazz Records que ça se passe, avec une recette toujours un peu soul, un peu punk, un peu ska, et des extraits dévoilés au printemps dernier qui nous avaient pas mal retourné le ciboulot.

LE DISQUEDix titres. Pas un de plus. Voici donc un album ramassé, direct, bien coiffé avec la raie sur le côté et pas un poil de boule qui dépasse. Autant vous dire que celui-là je l’attendais de pied ferme. (suite…)

SKA JAZZ MESSENGERS – Introspeccion – Liquidator Music

UN PEU D’HISTOIRE : Les 7 zicos du Ska Jazz Messengers sortent de Caracas, Venezuela et jouent ensemble depuis 2009 un cocktail de ska-jazz, forcément, mais aussi du rocksteady, le tout matiné d’une touche de funk et d’une pincée d’un jazz aux sonorités modernes.

Malgré les nouvelles opportunités de communication offertes par internet, pas facile de se faire connaître quand on vient de Caracas. Ils se sont fait cependant remarquer en 2014 avec une reprise ska-soul absolument géniale du hit interplanétaire « Happy » de Pharell Williams. Distance oblige, on n’a peu entendu parlé d’eux depuis, même si nous vous avions signalé ici  « Cuando Te Miro », leur second single sorti en 2015. Ce n’est qu’en ce début d’année qu’on les redécouvre , avec « Mil Veces No », un 45t sorti chez Liquidator, annonceur du premier album, nommé « Introspeccion », sorti ce printemps en digital et qui attend encore sa sortie physique qui sera une nouvelle fois assurée par le label Espagnol, toujours gage de qualité.

LE DISQUE : Une fois n’est pas coutume, ce n’est pas un bon vieux son vintage que nous propose Liquidator avec ces Ska Jazz Messengers. Cependant, si ici le son est ici résolument léché, moderne même, serait-on tenté de dire, on en n’a pas moins à faire a du ska, aux influences variées, et du bon. (suite…)

VICTOR RICE – Drink – Easy Star Records

UN PEU D’HISTOIRE : Inénarrable Victor Rice ! Pas facile de résumer la carrière de celui qui fût bassiste des Scofflaws, jouât dans quelques-uns des meilleurs groupes de la fin des 90’s, comme le New York Ska Jazz ensemble ou les Stubborn Alls-stars et qui développa ses talents de producteurs auprès des meilleurs groupes de l’époque, des Slackers aux Pietasters, en passant par les Toasters, et autres Adjusters.

Il s’installe aux studio Version City de King Django et se frotte au dub, dont il deviendra un  experts, travaillant « à l’ancienne », sur les bandes analogiques avec les effets favoris des pionniers du genre. « At Version City », son premier album sort en 99.

Il s’expatrie à Sao Paulo en 2002 et devient un des producteurs/mixeur favoris de la scène mondiale pour une pléthore de groupe, comme Firebug (dans lequel il joue aussi de la basse), les Moon Invaders, The Stingers ATX, plus récemment Johnny Reggae Rub Foundation ou même nos Frenchy de Two Tone Club sur « Turn Off ». Il marque chacun de ces disques de son empreinte. En 2003, il sort son second album « In America » qui instaure son style, entre ska-jazz et multiples influences, Sud-Américaines notamment. (suite…)

Erin Bardwell – Interval – Pop A Top Records

UN PEU D’HISTOIRE: C’est en 2003 à Swindon (entre Londres et Bristol) que se forme le Erin Bardwell Collective. Véritable collectif, comme son nom l’indique, le groupe gravite autour de la personnalité du fondateur Erin Bardwell. Compositeur, DJ, claviériste et chanteur du groupe il est un vieux routard de la scène ska des années 90 (membre fondateur des Skanxters, More Specials).

En 2003 Erin décide de sortir son premier album sous son propre nom « The Erin Bardwell Collective Vol.1 » sur son propre label Pop-A-Top Records. L’idée de collectif prend alors tout son sens puisque c’est tout un panel de musiciens et amis qui se joignent à lui pour la réalisation de ce premier LP. Dans la continuité du premier opus le groupe sort en 2006 le volume 2 puis en 2008 le volume 3 du projet initial.

Après de nombreux concerts et un line up des plus changeant avec notamment la collaboration de Neol Davies le guitariste des Selecter, le groupe se stabilise en 2012 à l’occasion de la sortie de l’album « Bringing The Hope » toujours sur le label maison. C’est désormais 4 musiciens Sandra Bell au chant, Pete Fitzsimmons à la basse, Pete O’Driscoll à la batterie et Eddie Frankis à la guitare qui accompagnent Erin et son clavier. A noter également deux participations remarquées sur compilations Specialized pour la lutte contre le cancer chez les enfants avec un cover de The bEAT « Which Side Of The Bed » sur le volume 2 et un cover de Madness « Wings Of A Dove » pour le volume 3.

L’année 2014 marque la sortie, sur le label maison, de l’excellent LP « Our Time » suivi en 2017 de l’album Great Western Reggae Soundclash qui regroupe divers EP (Platform Yellow, Red, Brown & Green ) dont les morceaux, une fois rassemblés, viennent former l’ossature de ce 2xLP avec ses 16 titres.

A noter également le projet Subject A, projet musicalement différent, en collaboration avec son pote de toujours Dean Sartain l’ancien bassiste des Skanxters qui donnera les albums Sleepwalkers en 2016 et Writers Eyes en 2019, le tout disponible sur le label maison Pop A Top Records (suite…)

MANGO WOOD – Stomp You Down – Liquidator Music

UN PEU D’HISTOIRE : Arrivés sur la scène Espagnole en 2016, les Madrilènes de Mango Wood font dans l’early reggae à la mode 60’s. Avec leur son vintage et leurs arrangements vocaux à trois voix, ils font inévitablement pencher leur musique vers celle trios de la grande époque, celle de The Ethiopians, Maytones, Termites et consorts.

Plutôt timides jusqu’alors, avec deux titres enregistrés sous la houlette de Brian Dixon début 2016, « First Time » et « The Fall », bien marqués du sceau du leader des Volcanos, puis de deux autres sur 45t chez Respect Records plus tard cette même année, avec la paire « The Way » / « Never Grow Old », deux skas au son plus affirmé, les Madrilènes laissaient entrevoir de belles dispositions.

Encore un peu tâtonnants, le 45t sortit en 2017 avec les deux titres « Try » et « Mash It Down » toujours chez Respect Records peine un peu à confirmer, avec certes, deux bonnes compos, mais une prod qu’on qualifiera d’un peu light

Mais les gars ont su prendre le temps de bien faire mijoter tout ça, et les voilà près de trois ans plus tard, avec ce premier album, « Stomp You Down », naturellement sorti chez Liquidator Music, l’incontournable dénicheur de talent made in Spain, qu’on attendait du coup de pied ferme. (suite…)

ALPHEUS – The Victory – Liquidator Music

The VictoryUN PEU D’HISTOIRELe premier album d’ALPHEUS, le plus espagnols des chanteurs anglo-jamaïcains, est sorti il y a plus de 20 ans (« Quality Time », enregistré en 99 à Studio One, on n’est pas là pour rigoler).

Fidèle à l’Espagne depuis le milieu des années 2000, et à Liquidator Music depuis 2014 (le très recommandable « Good Previals »), voici donc venu le sixième opus, « The Victory », avec une fois de plus Roberto Sanchez à la production et son groupe, la Lone Ark Riddim Force en accompagnement de toute première bourre.

LE DISQUE: Ben mazette, le Alpheus d’avant était déjà balèze, et celui-là monte à mon avis encore le niveau d’un cran. (suite…)

JIM MURPLE MEMORIAL – 4 – Maaula Records

UN PEU D’HISTOIRE : Un dixième album pour le Jim Murple Memorial, C’est un sacré évènement ! Les Frenchies capables de se frotter aux tous meilleurs de la scène mondiale ne sont pas légion, alors, quand le combo de Montreuil, fondé en 1996 annonce du neuf, on dresse l’oreille, forcément.

Depuis « Rythm’n’Blues Jamaïcain », qui définit jusqu’à dans son titre les orientations du groupe, sorti en 1998, le groupe nous balance sans faiblir du pur son caribéen, avec cette recherche permanente de la compo qui tue, de l’adaptation originale et des arrangements vintages qui vous emmènent direct dans les sixties.

Alors forcément, depuis bientôt vingt ans, les aléas, parfois tragiques, on pense au décès de Fabrice Lombardo, formidable contrebassiste, ont bouleversé souvent le line-up, mais sans jamais faire varier d’un iota la qualité de la marchandise proposée. Romain Dallaine, maintenant derrières les fûts assure la survivance de l’esprit Murple, et même le départ de Nanou, la chanteuse emblématique, remplacée sans le moindre hoquet par sa propre fille Célia il y a quelques années, rien ne saurait y faire, les Jim Murple continuent d’album en album de forger une œuvre incroyablement puissante !

Alors, près de trois ans après « Stella Nova », toujours au top ?

LE DISQUE : Avec des groupes du niveau de Jim Murple, on a toujours un petit un brin d’appréhension quand on aborde l’écoute d’un nouvel opus… Parce qu’on a toujours peur de la déception, du truc raté, de l’inspiration disparue. (suite…)

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