Rude Boy Train

MAD CADDIES – HOUSE ON FIRE – FAT WRECK CHORDS

UN PEU D’HISTOIRE :  Je suis toujours très enthousiaste lors de la sortie d’un nouveau projet des Mad Caddies. Le groupe Californien originaire de Santa Barbara, qui célèbre cette année ses vingt cinq ans de carrière, ne m’a jamais déçu depuis la sortie de son premier album « Duck and Cover » en 1997.

Depuis sa formation, le sextet a produit des projets de qualité, aux influences Ska, Ska- Punk, Pop-Punk mais constamment teintés de cette sonorité Jazz New Orleans qui donne cette touche si particulière à l’œuvre des Mad Caddies.
Même s’ils se font plus discret depuis 2010, ils nous ont servi récemment d’excellents albums.

Notamment « Dirty Rice » en 2014, ou encore le fantastique « Punkrocksteady » en 2018. Le combo avait alors réussi le tour de force de proposer un album constitué essentiellement de reprises de groupes emblématiques de la scène Punk-Rock Californienne, tout en sonnant comme un album 100 % Mad Caddies.

C’est donc toujours chez « Fat Wreck Chords », le label de Fat Mike des NOFX , que le groupe nous livre, le 16 octobre 2020, un EP digital de cinq titres. (suite…)

SHUFFLE AND BANG – ISLAND BOP – PIRATES PRESS RECORDS

UN PEU D’HISTOIRE : Korey « Kingston » Horn, pour ceux qui l’auraient oublié, est le batteur des Rhythm Doctors, le premier groupe Californien à relancer l’early reggae dès la fin des années 90 et dont le noyau formera rapidement les incontournables Aggrolites. A l’exception d’une parenthèse avec le groupe pendant l’enregistrement de l’album « the Aggrolites » en 2006 et d’une partie de la tournée qui suivit, remplacé alors par Scott Abels, il est crédité sur l’ensemble des albums de la bande à Roger Rivas et Jesse Wagner sauf sur le tout dernier « Reggae Now ». Fidèle à Brian Dixon, il le suit dans l’aventure Western Standard Time Orchestra avec lesquels il enregistre le premier album « Big Band Tribute To The Skatalites » et participe aux quelques dates incroyables de promotion du disque, démontrant un sens du swing et un feeling ska-jazz jusqu’alors insoupçonné.

Son père, Kim « Pop » Horn, chanteur de jazz reconnu, se joint au projet en reprennant « I’m In The Mood For Ska »… Le résultat semble donner des idées au duo et ils montent, avec quelques pointures de la bande, le groupe Shuffle And Bang avec l’ambition de produire des sons entre jazz et ska, dont le premier extrait, « Grand Central », sorti sur la compil’ « Birth Of The Fourth Waves Of Ska » d’Angel City Records était fort prometteur.

En cette fin octobre, c’est produit par le label Pirates Press Records, en passe de devenir incontournable sur la scène US, qu’ils sortent « Island Bop » leur premier LP. (suite…)

TOP SHOTTA BAND FEAT. SCREECHY DAN – SPREAD LOVE – AL PARAGUS/LIQUIDATOR MUSIC

UN PEU D’HISTOIRE : On n’est pas forcément infaillibles chez Rude Boy Train, même si j’arrive pas encore à comprendre comment j’ai pu me faire traverser par ce Top Shotta Band, jusqu’ici… Faute avouée à moitié pardonnée, merci d’avance!

Donc, dès 2013, le groupe mené par Mush One, membres des Slackers des débuts, indice qui aurait dû nous tirer l’oreille, le groupe sort un premier album autoproduit, sous le label Al Paragus. Déjà associés à Screechy Dan, un raggaman qui sait un peu tout faire, qui traînait dans le posse de Shaggy à ses début et qu’on a pu croiser aussi, dans un autre genre, chez les excellents Megative, ils proposent d’excellents morceaux  dans une veine ska vintage tout à fait séduisante.

Après ça,  plus grand-chose, malgré quelques lives sporadiques, avant le single sorti l’année dernière sur Liquidator, forcement gage de qualité. Les deux titres proposés, « Share My Love » et « Cool & Deadly » nous avaient cette fois ci fait de l’œil, mais on n’attendait pas forcément le groupe avec un album complet de ce niveau… Faut dire qu’on nous avait aussi caché les participations de Vic Ruggiero aux claviers et de Maddie Ruthless à la guitare. Voici donc « Spread love » publié en ce début d’automne une nouvelle fois sous l’égide de Liquidator Music (suite…)

LONG BEACH DUB ALLSTARS – Long Beach Dub Allstars – Regime 72

Long Beach Dub Allstars : Long Beach Dub Allstars: Amazon.fr: MusiqueUN PEU D’HISTOIRE: LONG BEACH DUB ALLSTARS, c’est le groupe californien (comme son nom l’indique) amateur de reggae, de ska et de punk-rock aussi un peu, avec ici où là des éléments pêchés à droite à gauche (dub, rap…) formé en 1997. Le combo a rapidement attiré l’attention parce qu’on y retrouvait Bud Gaugh et Eric Wilson, ex-membres des multi-platinés Sublime.

Toujours emmené par Opie Ortiz et ses tatouages, et depuis quelque temps avec Roger Rivas (Aggrolites) au clavier, le groupe à publié son nouvel album, le troisième, au début de l’été, soit 19 ans après le précédent LP.

L’ALBUM: Dès qu’on écoute ce genre de son, on sait qu’on est en Californie. A la rigueur en Floride ou à Hawaii, mais pour sûr pas dans le Montana ou le Vermont. Car la musique de Long Beach Dub Allstars transpire le soleil et le sable chaud, avec en plus, un Opie Ortiz qu’on croirait tout droit sorti d’un film ghetto de Dennis Hopper. (suite…)

KING KONG 4 -PUNCH IT! – JUMP UP! RECORDS

UN PEU D’HISTOIRE : King Kong 4, c’est le dernier projet en date de Mitch « King Kong » Girio. Le Canadien est plus connu en tant que membre de King Apparatus, groupe dans lequel il coécrivait la plupart des titres avec un certain Chris Murray.

Après la fin du groupe, il se concentre plutôt sur la compo et la production pour d’autres groupes, notamment les Kingpins, le groupe de Lorraine Muller, dont il produira le fabuleux « Let’s Go To Work ». Il participe même en tant que bassiste à l’album suivant « Plan Of Action ».

Beaucoup plus discret par la suite, on ne le retrouvera qu’occasionnellement, notamment aux côtés de Lorraine Muller, encore une fois, pour « My Favourite Heart To Break » un album sorti sous le nom de The Fabulous Lolo & King Kong Girio, en 2015, mais aussi sur l’excellent EP de Susan Cadogan « Take me Back » sorti en 2016.

Depuis il se consacre au projet King Kong 4, monté avec Brendan Bauer, croisé au sein de Prince Perry, à la basse, Andrew McMullen à la batterie et Ronald Poon aux claviers en tous genres,  développant, avec un ska et un reggae sous haute influence pop, très proche des voisins de The Pomps, sortant majoritairement les titres en digital via leur page bandcamp. (suite…)

TOOTS AND THE MAYTALS – Got To Be Tough – Trojan Jamaica

Got to Be Tough: Toots and the Maytals, Toots and the Maytals: Amazon.fr: MusiqueUN PEU D’HISTOIRE: 1942 – 2020. On ne va pas vous faire une biographie exhaustive de FREDERICK « TOOTS » HIBBERT. Vous le connaissez tous. Au même titre que Laurel Aitken, Prince Buster ou Desmond Dekker, ce type est un monument de la musique jamaïcaine.

D’abord passé par le ska puis par le rocksteady avant d’exceller dans le reggae, Toots était au départ l’un des trois de THE MAYTALS, en tant que trio vocal (aux côtés de Henry « Raleigh » Gordon et Nathaniel « Jerry » Mathias), et ce n’est qu’à partir de l’album « Sweet and Dandy », en 1969, qu’on voit apparaître le nom de « Toots and The Maytals », semble-t-il à la demande de Chris Blackwell. Le disque est chargé de hits jusqu’à ras-bord, avec « Monkey Man, « Pressure Drop », « We Shall Overcome », « Sweet and Dandy », « 54-46, That’s my Number »…

C’est en 1968 qu’apparaît pour la première fois le mot « reggae » orthographié à l’ancienne sur le single « Do The Reggay » (Berverley’s Records). (suite…)

DR RING DING – THE REMEDY – Pork Pie Records/Jump Up Records

UN PEU D’HISTOIRE : Plus vraiment besoin de vous présenter le bon Dr Ring Ding. Richard Alexander de son état civil, est un peu partout où se joue du bon ska et du bon reggae depuis la fin des années 80, quand il débuta sa carrière au sein d’El Bosso Und  Die Ping Pongs. Mais c’est quand il se lance avec Les Senior All Stars avec ce premier album explosif « Dandimite » que sa renommée franchit toutes les frontières.

Depuis, il a empilé les bons albums, accompagné par une tripotée de groupes, des Bartenders au Sharp Axe Band, du Freedom Street Band pour le Ska Vaganza au Rotterdam Ska Jazz Orchestra pour son projet Kingston Kitchen en passant par les Kingston Rudieska, et joué un peu dans tous les registres possibles et imaginables des musiques de racines Jamaïcaine. Et je ne parle même pas des innombrables featurings disséminés un peu partout dans le monde.

Comme si ça ne suffisait pas, il a rejoint depuis quelques années, le line-up des légendaires Busters. (suite…)

THE SPITFIRES – Life Worth Living – Acid Jazz Records

Life Worth Living - The Spitfires - CD album - Précommande & date ...UN PEU D’HISTOIREEt de quatre ! Avec « Life Worth Living », c’est déjà son quatrième opus que nous livre ici le superbe combo de Watford devenu trio (mais souvent quintet en live) en moins de dix ans.

Les deux premiers opus sont sorti chez Catch 22 en 2015 et 2016, et le troisième, « Year Zero », avait fait forte impression en 2018 chez Hatch Records, notamment grâce à un single imparable: « Over and over again ».

Cette fois c’est du côté d’Acid Jazz Records que ça se passe, avec une recette toujours un peu soul, un peu punk, un peu ska, et des extraits dévoilés au printemps dernier qui nous avaient pas mal retourné le ciboulot.

LE DISQUEDix titres. Pas un de plus. Voici donc un album ramassé, direct, bien coiffé avec la raie sur le côté et pas un poil de boule qui dépasse. Autant vous dire que celui-là je l’attendais de pied ferme. (suite…)

SKA JAZZ MESSENGERS – Introspeccion – Liquidator Music

UN PEU D’HISTOIRE : Les 7 zicos du Ska Jazz Messengers sortent de Caracas, Venezuela et jouent ensemble depuis 2009 un cocktail de ska-jazz, forcément, mais aussi du rocksteady, le tout matiné d’une touche de funk et d’une pincée d’un jazz aux sonorités modernes.

Malgré les nouvelles opportunités de communication offertes par internet, pas facile de se faire connaître quand on vient de Caracas. Ils se sont fait cependant remarquer en 2014 avec une reprise ska-soul absolument géniale du hit interplanétaire « Happy » de Pharell Williams. Distance oblige, on n’a peu entendu parlé d’eux depuis, même si nous vous avions signalé ici  « Cuando Te Miro », leur second single sorti en 2015. Ce n’est qu’en ce début d’année qu’on les redécouvre , avec « Mil Veces No », un 45t sorti chez Liquidator, annonceur du premier album, nommé « Introspeccion », sorti ce printemps en digital et qui attend encore sa sortie physique qui sera une nouvelle fois assurée par le label Espagnol, toujours gage de qualité.

LE DISQUE : Une fois n’est pas coutume, ce n’est pas un bon vieux son vintage que nous propose Liquidator avec ces Ska Jazz Messengers. Cependant, si ici le son est ici résolument léché, moderne même, serait-on tenté de dire, on en n’a pas moins à faire a du ska, aux influences variées, et du bon. (suite…)

VICTOR RICE – Drink – Easy Star Records

UN PEU D’HISTOIRE : Inénarrable Victor Rice ! Pas facile de résumer la carrière de celui qui fût bassiste des Scofflaws, jouât dans quelques-uns des meilleurs groupes de la fin des 90’s, comme le New York Ska Jazz ensemble ou les Stubborn Alls-stars et qui développa ses talents de producteurs auprès des meilleurs groupes de l’époque, des Slackers aux Pietasters, en passant par les Toasters, et autres Adjusters.

Il s’installe aux studio Version City de King Django et se frotte au dub, dont il deviendra un  experts, travaillant « à l’ancienne », sur les bandes analogiques avec les effets favoris des pionniers du genre. « At Version City », son premier album sort en 99.

Il s’expatrie à Sao Paulo en 2002 et devient un des producteurs/mixeur favoris de la scène mondiale pour une pléthore de groupe, comme Firebug (dans lequel il joue aussi de la basse), les Moon Invaders, The Stingers ATX, plus récemment Johnny Reggae Rub Foundation ou même nos Frenchy de Two Tone Club sur « Turn Off ». Il marque chacun de ces disques de son empreinte. En 2003, il sort son second album « In America » qui instaure son style, entre ska-jazz et multiples influences, Sud-Américaines notamment. (suite…)

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