Rude Boy Train

LOS TRES PUNTOS – EL DORADO – La Onda Records

UN PEU D’HISTOIRE : Ca fait déjà 25 ans que Los Tres Puntos traîne ses guêtres sur les scènes de France et de Navarre avec leur ska-punk fiévreux aux textes engagés et rageurs.

Peut-être un peu trop punk dans l’âme pour certains, sûrement trop vite assimilés à la scène « festive » des années 2000 avec ce chant parfois en Espagnol, les Los Tres restent un des groupes incontournables de notre scène Française, définitivement ska, aujourd’hui bien trop étriquée.

On vous passera les multiples changements de line-up innérants à 25 ans de route quasi-incessante,  incroyablement bien détaillés dans l’histo de leur page… On soulignera quand même le boulot titanesque d’un groupe autoproduit depuis la première heure, véritable exemple de fonctionnement « Do It Yourself » de haut niveau. C’est encore plus remarquable de voir que Max et Pawal sont encore bien là, et qu’après avoir fait le tour de l’Europe et bien plus, ils sont toujours forts bien épaulés par six autres zicos avec  toujours la même énorme envie d’en découdre.

Ils sortent avec cet « El Dorado » leur 5eme album studio, et pas des moindres ! (suite…)

THE UPPERTONES – Easy Snapping – Jump Up ! Records

UN PEU D’HISTOIRECe qu’on avait pris au départ pour un side-project de Mr T-Bone, célèbre tromboniste italien qui officiait il y a quelques années dans Mr T-Bone and The Young Lions, The Bluebeaters ou de The Sabaudians, est en fait rapidement devenu son groupe principal. Délaissant les Bluebeaters (sa formation la plus récente), le gaillard s’était entouré de Count Ferdi à la batterie et Peter Truffa au piano (un américain qu’on a souvent vu du côté du New York Ska Jazz Ensemble), pendant qu’il officiait lui même au chant et au trombone.

Après deux albums, « Closer To The Bone » en 2015 et « Up Up Up ! » en 2017, le trio revient avec son boogie jamaïcain et cette fois Phil Cuomo au piano pour un « Easy Snapping » toujours autant tourné vers le passé…

LE DISQUE10 titres, pas un de plus pour ce nouvel opus du trio turinois légèrement remanié. 10 titres, et presque autant de reprises, mais toujours largement revisitées à la sauce Uppertones. (suite…)

JOHNNY REGGAE RUB FOUNDATION – Trouble – Pork Pie Recrods

UN PEU D’HISTOIRECologne est définitivement un ville où ça bouge côté ska, rocksteady, reggae. Masons Arms, The Clerks, l’exemplaire Freedom Sounds Festival…

Et donc depuis quelques année avec le quatuor JOHNNY REGGAE RUB FOUNDATION qui avait mis tout le monde d’accord il y a trois ans avec son premier opus « No Bam Bam ».

Ça continue cette année avec un « Trouble » dans la continuité, toujours chez Pork Pie Records, et ça fait plaisir de voir que depuis toutes ces décennies, ce label majeur de l’histoire du ska n’a toujours pas dit son dernier mot.

LE DISQUE: Comme la dernière fois, l’impression première qui se dégage de cet album de Johnny Reggae est la variété. Variété dans le bon sens du terme : du reggae, du rocksteady, du ska, de la lenteur, de la vitesse, des voix masculines et de voix féminines. Ici, il y en a pour tous les goûts. Mais n’allez pas croire qu’il s’agit d’un fourre tout sans saveur, sans colonne vertébrale et sans particularités. Car des particularités il y en a la pelle (la variété des titres donc), et même avec un bandeau sur les yeux, on reconnait fastoche la fine équipe teutonne. (suite…)

ORANGE STREET – Ghost Town Rockin’: Tales From the Other Side – Rockin Time Records

UN PEU D’HISTOIRE : Orange Street nous viens de Cergy, terreau fertile pendant la fin des années 90 pour les groupes reggae/ska, et fait partie de ceux qui ont fait les belles heures d’une période faste pour cette musique en France.

Fondé en 1997, ils sortent le déjà excellent « Step In » en 2000 sur Small Axe. Le son est bon et les compos riches et variées… Un EP «Dub Cayenne Sessions » et une grosse rasade de concerts plus tard, les revoilà en 2002 avec « Shakin’ Up » en tous points excellent avec ses  compos flirtantes avec toutes les musiques Jamaïcaines avec classe, du mento au reggae 70’s et un son affirmé.

Le groupe prend aussi de l’envergure sur scène comme en témoignera l’excellent « One Live, One Ska » enregistré un grand soir à l’EMB de Sannois.

Comme beaucoup des groupes de la scène de cette époque, avec la faillite de Small Axe et des salles qui se détournent du style, le milieu des années 2000 sera difficile à passer. Pourtant en 2007, ils montent « Odysée Jamaïque », un beau projet liant concerts expo et conférence autour des 50 ans de la musique de l’île, et enregistrent un double album, « Pirates & Treasures », édité dans un somptueux coffret par Patate Records,   qui survole en 24 titres et avec une belle réussite,  tous les styles riches et variés nés dans le pays, du Nyahbinghi au ragga-dancehall pur et dur. (suite…)

THE OLDIANS – Roots’N’Soul (Nice & Easy) – Liquidator Music

Aucune description de photo disponible.UN PEU D’HISTOIREEt voici donc le septième album de THE OLDIANS, le groupe espagnol amateur de sons feutrés, deux ans après le superbe « We Are Reggae » publié comme à l’accoutumée chez le pote Toni Liquidator.

Mine de rien, le combo de Barcelone aura vingt ans l’année prochaine ! Ça sera peut-être l’occasion de prévoir quelques événements, mais en tout cas cette longévité donne des indices pour comprendre comment ils font pour que ça sonne aussi bien : l’expérience, tout simplement…

LE DISQUE: Alors oui, forcément, l’expérience on la sent dès les premières notes de ce « Roots’N’Soul » qui ne sort pas des sentier battus, et qui rappelle à notre souvenir que The Oldians est un groupe qui a un son reconnaissable entre mille : 33 % reggae, 33 % Rocksteady, 33 % jazz, et 1 % ska. C’est simple, je n’en connais aucun qui fasse la même musique. Des groupes ska-jazz il y en a plein, mais des groupes avec un son aussi feutré, aussi lounge, aussi ouaté, vous pouvez toujours chercher, vous n’en trouverez nulle part (qui a dit « sauf chez la Japonais de Rockin Time » ?). (suite…)

THE BANDULUS – Love A Woman – Autoprod

UN PEU D’HISTOIRE : J’ai toujours été à l’affût du moindre featuring des membres des Slackers depuis que je connais ce groupe. Aussi, quand est annoncée en 2010 la présence de Vic Ruggiero au line-up du premier album de The Bandulus d’Austin au Texas, nommé « Ska, Reggae & Soul », je choppe le disque à la première occaz’.

Je découvre donc avec bonheur le groupe tout nouvellement monté par Jeremy Peña, ex Los Skarnales et Trenchtown Texans qui s’entoure de quelques pointures locales, dont Johnny Meyers des Stingers ATX et Patrick Kelly, futur The Suffers, pour passer en studio.

Sa voix, au timbre particulier, soul et puissante et ses compos excellentes, ska, reggae et… soul, évidement, font mouche dès le premier tir !

Deux ans plus tard, c’est avec un line-up remanié que The Bandulus fait son retour discographique. Assisté par deux voix féminines aux chœurs, c’est encore plus fouillé, révélant une nouvelle fois une aisance dans le songwriting bien au-dessus de la moyenne. « The Time We Had » est une pure réussite qui obtient un joli succès aux US, qui aura malheureusement peu d’écho par chez nous. (suite…)

NEW YORK SKA-JAZZ ENSEMBLE – Break Thru – Brixton Records

UN PEU D’HISTOIRE: En voilà des vieux d’la vielle ! Formé par des membres des Toasters de la grande époque il y a un quart de siècle (la paire Rick Faulkner/Rocksteady Freddie), le NEW YORK SKA-JAZZ ENSEMBLE en a connu des line-up ! Toujours emmené par le grand (par le talent) Freddie au sax, bien souvent accompagné par le grand (par la taille) Mark Paquin au trombone (parfois à la basse), le groupe est une véritable machine de guerre en live.

Côté albums mine de rien, ce « Break Thru » est leur 8e opus, dans une carrière discographique parsemée de trois albums live. Fidèle au label espagnol Brixton Records depuis plus d’une décennie, le combo de la grosse pomme se décide enfin à nous livrer sa version studio de « Love & Affection »… (suite…)

MAMPY – Keep On Playing – Alambic Records/Disturb Records

UN PEU D’HISTOIRE : Mampy, c’est le fameux Sextet Toulousain fondé en 2006, qui, depuis sa création, ne cesse de nous régaler avec un ska-jazz bien carré, mais aussi avec des orientations plus rocksteady et reggae, toujours avec classe et finesse.

Leur premier album sorti en 2012 nommé « Between Bass And Craddle », déjà plutôt réussi, avait le défaut de voir leurs compos souvent affublées  de quelques pérégrinations jazzy un peu trop appuyées pour les simples amateurs de musique pop que nous sommes.

Forts de qualités musicales bien supérieures à la moyenne, les zicos nous reviennent en 2016, avec un « Mind Your Own Business » complètement débarrassé de que nous considérions comme des lourdeurs, pour un skeud direct et jouissif, un des tous meilleurs albums de cette année-là sans doute. (suite…)

THE SKALOGG’S – Still Waiting – Autoprod

UN PEU D’HISTOIRE: Du côté de Lille, il y a Carving, Dany Boon et Marcel et son Orchestre, mais il y a aussi THE SKALOGG’S, avec son drôle de nom et ses six musicos agités. Et mine de rien, cette affaire dure depuis 2001, avec un maxi Ep en 2005, « Second Launch », et un autre en 2012, « Back From The Dead ».

Visiblement pas tellement amateur de LP, le voilà qui a sorti un nouveau 8 titres, « Still Waiting », « Longer Than an EP, Shorter Than an Album » comme diraient les Unco qui faisaient du punk-rock d’Américains… On vous raconte ça…

LE DISQUE: OK, je vois déjà les râleurs râler sur le ska-punk, cette musique festive pour les skaters qui mettent des falzards trop larges et qui ne portent jamais de chemises Ben Sherman. D’accord. Mais moi j’assume être un fan de ska-punk depuis le début, de Less Than Jake à Sublime, de Buck O Nine à The Interrupters. (suite…)

THE BUSTERS – One For All – Ska Revolution Records

UN PEU D’HISTOIRE: L’histoire des BUSTERS, groupe majeur de la scène allemande, continue après plus de trois décennies de ska.

On vous avait dit tout le bien que l’on pensait du précédent album (« Straight Ahead » en 2017) et du duo Dr Ring Ding/Joe Ibrahim au chant, ainsi que des trois ou quatre hits imparables qui le ponctuaient. C’est donc avec joie qu’on a appris qu’un nouvel album était déjà en passe d’arriver dans les bacs.

Pour ce quinzième opus, « One For All », on note encore quelques changements de line-up, avec un nouveau guitariste, Deniz, et un nouveau percussionniste, Michl, alors que Jesse, un des piliers du combo, semble encore bien présent pour taper sur ses tambourins…

LE DISQUE: On s’est donc jeté goulûment sur « One For All », nouvel opus qui démarre avec une petite bombinette ska-punk, « Melodies »,dont vous aviez découvert le clip il y a une paire de semaines. Disons-le clairement : ça, c’est tout ce que j’aime ! Du ska rapide, de la batterie qui tabasse, de la guitare qui fait un barouf du feu de dieu… On savait que les Busters étaient à l’aise avec ce style (« souvenez-vous de « Do Ya Thang », il y a presque 25 ans), et voilà qui se confirme avec l’apport, incontestable, de Joe Ibrahim qui partage le micro avec Dr Ring Ding. (suite…)

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