Rude Boy Train

THE TRANSILVANIANS – Vampire Lover – Zombie J Records

A l’occasion de la sortie du single des TRANSILVANIANS (accompagnant Roy Ellis), on s’est dit qu’il était temps de rattraper le retard en vous offrant la chronique de l’excellent album de ce groupe intitulé « Vampire Lover » édité sous leur propre label, « ZombieJ Records » qui est sorti l’an dernier.

UN PEU D’HISTOIRE: Transilvanians est un groupe originaire de Vigo en Galice (Espagne) qui a  débuté sa carrière en 2004.

En 2006, le groupe entre en studio pour enregistrer un Ep éponyme qui sort sur El Ejecutor Records, et un deuxième Ep voit le jour en 2007, sur Liquidator Music cette fois (« The Vault Of… Transilvanians »). Le groupe tourne en Espagne et fait connaître son « Horror Reggae », mélange de ska, de rocksteady, de soul, et donc de reggae agrémenté de références nombreuses au cinéma d’épouvante, entre l’Espagne de Jess Franco et le fog british de Terence Fisher.

En 2011, le groupe enregistre son premier album au Studio Juan et le publie sur sa propre structure, Zombie J. « Vampire Lover » est un album de 10 titres qui regroupe toutes les influences du groupe.

Après quelques remaniements de line-up (et le départ de l’excellente chanteuse), le groupe accompagne Roy Ellis sur scène début 2012 et sort donc un nouvel Ep accompagné de Roy Ellis, avant un prochain album prévu pour cette année…

 

LE DISQUE: D’abord, la pochette est géniale. Ensuite, le disque commence à la cool façon rocksteady beat. La voix féminine est douce, et le roulement des « r » à l’espagnole donnent à l’ensemble la chaleur d’un slip à Clara Morgane et la volupté d’un tube de Julio Iglesias.

C’est classe, ça en jette, ça swingue et ça pue pas du cul, mais c’est à partir de « Sonos » que ça commence à skanker sévère. Ben ouais, j’ai toujours préféré le ska ou rocksteady, et là franchement, y’a rien à jeter, c’est produit nickel chrome, les p’tits accords de gratte comme ça tranquille par derrière tombent juste où il faut bien comme il faut, la section cuivres fait parfaitement le job, et bon la voix quoi, le feeling et tout, ça cartonne juste bien comme  dans un film avec Jet Li ! Et côté gros ska, on est particulièrement bien servi avec l’excellente « Seis6seis », plus mélancolique, presque lugubre par instants, avec l’habile instru « Kung Fu Master », ou avec la très dansante « Beautiful garden », à la Doreen Shaffer, plus gaie qu’un hit de Charles Trenet les soirs de kermesse.

Mais là où Transilvanians a la classe supérieure, c’est quand il la joue northern soul. Parce que franchement, tu prends « Give and Take », tu compares avec The Inciters ou avec Pepper Pots, et tu constates clairement que c’est tranquillou du même tonneau. Je sais pas comment un groupe avec un tel talent peut être à ce point ignoré dans nos contrées froides et reculées. Parce que si tu rajoutes « Sure is Worth It » à la liste des pistes indispensables de cet album indispensable, soul jusqu’au bout des loafers, calibrée pour faire chauffer le parquet ciré du Wigan Casino, ben tu comprends qu’y a pas qu’au foot et au tennis que les Espagnols sont les champions du monde intergalactique.

Parce qu’entre Smooth Beans, Granadians, Pepper Pots, Ruben Lopez, Kinky Coocoo’s, Oldians, Gramophone Allstars, Red Soul Community (j’en passe et des meilleurs) et donc Transilvanians, ben y’a pas à chercher longtemps la machine à plier l’carrelage, c’est bien du côté de l’Espagne que ça se passe en 2012. Ils savent peut-être pas gérer leurs banques mais bordel niveau musique jamaïcaine, ils ont encore pas mal de leçon à nous donner de ce côté-ci des Pyrénées. Olé !

Vince

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