Rude Boy Train

SKAPITAL SOUND – SKAPITAL SOUND – AUTOPROD

UN PEU D’HISTOIRE : Skapital Sound, c’est tout neuf, et c’est l’exemple parfait pour démontrer que le ska a encore de beaux jours devant lui un peu partout dans ce beau monde…

On est donc ici a Monterrey, au Mexique et en creusant un peu parmi les maigres infos disponibles, on est a peine surpris de découvrir derrière ce nom un side-project d’un des membres des incontournables Inspector, soit « Padrino » Arriaga, saxophoniste de son état qui se colle ici aussi au chant sur les titres les plus musclés.

Le groupe né en fin 2014 de la seule ambition de jouer du ska entre amis se retrouve à monter un set à la va-vite pour assurer la première partie des Toasters qui passent dans le coin… Leurs reprises des Wailers, Dragonaires, Prince Buster et autres Skatalites ont tellement de succès qu’ils décident de composer ensemble. Ils sortent donc en téléchargement gratos ce mini-album le mois dernier…

LE DISQUE : Belle petite surprise que ce Skapital Sound. Il faut dire que malgré sa formation récente, la plupart de ses membres ont déjà pas mal de bouteille,  et ça s’entend ! Pas grand-chose à jeter laàdedans, du bon ska au refrain réjouissant, bière à la main,  avec « Una En Un Million », de l’instru de classe avec « Skankenstein » et son  solo de gratte aux petits oignons, et du rocksteady à la cool comme on les aime sur un  « Tu Silencio » bien cuivré.

Il y’a bien ce petit reggae à la Californienne « Love And Reggae » au refrain que je trouve pas transcendant, mais finalement pas si désagréable. Une fois que je vous aurais parlé de ce « Rudie Boogie » qui n’aurait pas fait tâche sur un NYSJE, à la rythmique bien carrée et aux cuivres puissants et de cette reprise en mode instru, tout en finesse, de Stevie Wonder qu’est « I Just Call To Say I Love Ska » et je pourrais alors souligner les deux belles tranches de ska, façon third wave, bien couillus que sont «Duenos De La Calle » et « Two Tone Sound In The Rude Boy Town » avec tout pleins de bons solos de cuivres dedans.

Moi qui ne suis habituellement pas fan du chant en Espagnol, ce premier opus bien varié à la prod’ très propre a réussi après plusieurs écoutes à me faire oublier mes réticences. Une belle carte postale de la scène mexicaine en somme, finalement un peu trop courte, mais téléchargeable, gratos encore pour quelques jours sur le Soundcloud du groupe ci-dessous. A ce prix là, avouez qu’il serait dommage de s’en priver….  

 Bronsky

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