Rude Boy Train

AKATZ – Vuelta Y Vuelta – Liquidator Music

UN PEU D’HISTOIRE : AKATZ, c’est un groupe du Pays Basque, de Bilbao plus précisément. Et comme vous le savez, le Pays Basque est en Espagne (enfin en grande partie).

Depuis deux décennies, Akatz a sorti pas mal de disques, des albums et des Ep, d’abord en autoproduction, puis au cours des années 2000 sur Brixton Records, le label d’Euzkadi spécialisé dans la bonne musique d’inspiration jamaïcaine malheureusement pas aussi productive que Liquidator. Début 2013, le groupe fêtait ses vingts ans et il en profitait pour nous servir sur un plateau d’argent sa compilation, « 20 años no es nada » (« vingt ans c’est pas rien »), autoproduite, avec pas mal de morceaux inédits issus notamment de leur première partie de carrière.

Deux ans et demi plus tard, voilà que les Basques reviennent avec un nouvel album (le quatrième), intitulé « Vuelta Y Vuelta »  du côté de Liquidator Music. C’est sorti pour l’été, c’est tout beau, c’est tout chaud…

LE DISQUE : Il y a toujours pas mal d’efficacité sur un album d’Akatz. Et ce n’est pas « Vuelta Y Vuelta » qui va changer la donne. C’est du ska, c’est sixties, c’est dans la lignée d’un Soweto ou d’un Transilvanians, et on se dit qu’il n’y a pas de meilleur label que Liquidator Music pour sortir un truc pareil.

Dès l’entame le ton est donné: Ca va jouer à l’ancienne, mais avec un son d’aujourd’hui. « Skarmentu Handiko Andra » est un instrumental efficace, dansant, avec ce qu’il faut de cuivres et de contretemps. C’est beau, c’est propre, et ce qui est bien c’est que ça pète pas plus haut que son cul. Juste après, « De Cine », chanté cette fois, fait plus que bien l’affaire et monte le niveau d’un cran avec son très bon chant lead et des backing vocals de qualité.

On avait déjà jeté une oreille à « Fiesta Del 73 », un titre sorti il y a une poignée de semaines en 45 tours, et le verdict est toujours le même: excellentissime avec de la vitesse sans que jamais le groupe ne se prenne les pieds dans le tapis. Classe. Et dans le genre rapide et nickel chrome, on a « Mas Ruido » qui se pointe comme ça sans crier gare, et qui marque des points à coup d’arrangements superbes, avec en supplément un implacable phrasé ragga qui vient soigner l’ensemble, et une rythmique métronomique qui déboîte. Emballez c’est pesé !

Y a d’la joie sur « Hijoputa Con Swing », ça sautille ça se tortille, et on aime aussi quand ça tourne au rocksteady, comme sur « Salda Beroa », ou quand on se retrouve dans du skinhead reggae à la Aggrotones comme sur le très appréciable « Comida Casera ».

Pour son quatrième opus, Akatz  fait du très bon boulot, tout comme l’incontournable Roberto Sanchez à la post-prod dans son A-Lone Ark Studio de Santander. Bravo Akatz, vivement la suite.

Vince


 

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