Rude Boy Train

THE OFFENDERS – X – Destiny Records

UN PEU D’HISTOIRE:  C’est à Cosenza en Italie en 2005 que débute l’aventure THE OFFENDERS autour de Valerio au chant et à la gratte, seul membre du groupe présent depuis le début.  Le combo a sorti des 45 tours, a accompagné (malgré son style uptempo) Susan Cadogan, a joué un peu partout en Europe, notamment au festival This Is Ska à Rosslau.

Surtout, le combo a quitté l’Italie pour s’installer à Berlin, où il est passé de quintet à quartet guitare/chant, basse, batterie/clavier.

Il y avait déjà cinq albums au compteur, voici donc le sixième, en une décennie seulement. Prolifiques les gaillards, d’autant qu’on avait déjà eu « Lucky Enough To Live » en 2013, et « Generation Nowhere » en 2014.

« X » vient donc d’être publié sur Destiny Records, leur label habituel, et sur pas mal d’autres maisons de qualité basées à l’étranger (Stomp Records, Bomber Music, Rudy’s Back, KOB).

LE DISQUE : The Offenders, c’est pas un groupe super finaud, mais c’est un groupe que j’aime bien quand même, avec son style two tone uptempo qui tabasse à la limite du ska-punk. En général, sur un album de The Offenders, il y a un gros titre qui fait office de single de type assez imparable. Sur le précédent opus, c’était « Berlin Will Resist », placé en premier, assez énorme, là c’est « Alles Muss Raus » que je trouve un cran en dessous.

C’est peut-être bien le problème de « X », être un chouïa moins bien que le précédent. C’est l’impression qu’on a après cinq ou six écoutes. L’impression de ne pas avoir droit à suffisamment de morceaux  de bravoure.

Mais attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Le sixième opus des Offenders mérite bien sûr qu’on y prête attention. Car j’apprécie par exemple « Harsch Reality », plutôt mid-tempo, style dans lequel le groupe devrait persévérer, et « St Pauli Swing Jugend » a des allures d’hymne pour qui aime le club omnisport et anti-fasciste de Hambourg. « Tons Of Drunks and Pary Scum » est taillée pour le skank et pour le pogo avec les potes, voire pour les tribunes avec ses lalalala, et quand j’écoute « 2-Tone Time » et son sifflement de clavier, « Kids Like Me », ses riffs de guitare, son refrain de type cool, ou l’énergie de « 1000 Mal Vergessen », je me dis que finalement mon impression est mouvante, et qu’il faut que j’aille réécouter les autres skeuds pour voir si je débloque ou pas.

Comme quoi, chaque écoute est différente, en fonction de l’humeur, du moment de la journée, des conditions d’écoute… Alors que vous soyez dans votre bagnole, dans votre plumard, en train de faire votre footing ou de vous laver les fesses, allez donc voir ce que ça donne et faites vous votre propre idée.

Vince

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