Rude Boy Train

TSF – Boilin’ Hot – Red Head Man

Afficher l'image d'origineUN PEU D’HISTOIRE: La TSF pour TOULOUSE SKANKING FOUNDATION, c’est le super groupe de la ville rose qui fait du son bien comme on aime.

Le groupe composé de huit musiciens a démarré en 2008 et a sorti un premier Ep huit titres  (« Mystic Opus ») en 2010.

La TSF a pas mal tourné, notamment avec les potes du coin que sont Mampy, Train’s Tone ou The Branlarians, et c’est avec des membres de ces derniers que Damien, Ugo, Daniel, Simon et Julien ont monté Ska Fever, un side-project qui aime les reprises.

Entre novembre 2012 et mai 2013, la TSF a enregistré à la maison son premier album , « Voodoo Train ». Le disque est sorti le 28 octobre 2013 en version digitale, et le Cd a suivi quelques jours plus tard.

A l’été 2015, la TSF accompagne Roy Ellis sur scène à Toulouse, quelques mois avant la sortie de son second LP chaud bouillant intitulé « Boilin’ Hot ».

LE DISQUE : On ne va pas y aller par quatre chemins: la TSF vient de frapper fort avec son deuxième album. Dès la première écoute, on sent les aspérité, les saillies, les morceaux de bravoure. Un peu comme avec le dernier 65 Mines Street, il n’y a pas besoin d’écouter vingt fois « Boilin’ Hot » pour de dégager une belle poignée de tubes.

Après « TSF Ska », une bien joyeuse ouverture, on s’enfile une bonne rasade de gros son, et on remarque que sur dix morceaux, le combo a pensé à varier les plaisirs. Y a un peu de tout là-dessus, et on ne s’emmerde pas une seule seconde : du ska trad, du ska plus moderne, des trucs plus jazzy, un calypso, et du skinhead reggae de ouf.

Sans déconner, des fois t’as l’impression que t’es sur un skeud de Los Aggrotones tellement c’est bien chaloupé, avec une chemise à carreaux, des bretelles et des monkey boots bien cirées: « End Od Days », excellente avec ses lalalalala en veux-tu en voilà, « Let’s Go To Dance » la bien nommée, pareille, avec un maximum d’énergie, de bababoum et de tchalalalala, « Western Ska », instru à la guitare tranchante qu’on croirait sorti d’un skeud d’Harry J avec ses airs de B.O d’un film de Sergio Solima (c’est marrant, y avait déjà un morceau dans le genre sur le 65, décidément). Et aussi, surtout, « Misantropic Fight », un pur titre early avec un sifflement de clavier qui s’étale, et qui fait figure de climax indéniable d’un album jouissif au début, au milieu comme à la fin. Franchement à ce niveau de qualité, la TSF pourrait faire uniquement du skinhead reggae qu’on trouverait pas grand monde pour s’en plaindre.

Sauf que dans les autres styles aussi le groupe excelle. « Mi Calypso » n’a pas grand chose à envier à King Pépe, le boss hexagonal du genre, « Boilin’ Hot » (la chanson) est impeccablement posée vers le premier tiers, histoire de renvoyer une bonne dose d’énergie dans les esgourdes de l’auditeur subjugué, et si on sent la TSF à la recherche du son sixties de Byron Lee ou des Blues Busters (les  mots issus du patois jamaïcain…), elle peut aussi vous envoyer des morceaux plus modernes comme « Alcazar », parangon d’instrumental bien équilibré, avec d’excellentes mélodies de cuivres comme on pourrait en trouver chez le Tokyo Ska Paradise Orchestra.

C’est carrément plus cool, carrément plus jazz sur « Smilin’ Face », et avec « Pretty Patty », on pense forcément à Bad Manners (« Fatty Fatty »), à Westbound Train (« Fatty Fatty Boom Boom ») et à The Upsessions (« Fatty Fatty »), même si musicalement on n’est pas tout à fait dans le même registre. Ça sourit, ça donne envie de tourner du cul et de déboucher une Red Stripe, et c’est une réussite de plus sur un album impeccable, avec cette fois encore un artwork de tout premier ordre (merci Tiguilup), qui est avec le dernier 65 Mines Street l’une des incontestables réussites française de 2015. Bravo les Toulousains !

Vince

 

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