Rude Boy Train

LOS OFFBEATERS – Amazing reggae – Liquidator Music

Amazing Reggae cover artUN PEU D’HISTOIRE: C’est du côté de Valence en Espagne que LOS OFFBEATERS  se forme en 2010, autour de DaddyBu (guitare/chant), Soul Fingers (basse), Rudie Bam Bam (batterie), Willy Munon (clavier), The Preacher (trombone), The Pope (chant), et Key Day (chant/percus). Le groupe se produit sur scène avec les locaux de Smooth Beans, Kinky CooCoo’s ou The Transilvanians, ou avec le New-York Ska-Jazz Ensemble, Mr T-Bone ou The Toasters…

Los Offbeaters entre en studio en 2012 pour son tout premier enregistrement, et signe bien sûr son premier Ep, « This Time Is Now ! », sur Liquidator Music.  Le disque sort en mars 2013 et quelques mois plus, le combo participe à la compilation « The Clash Goes Jamaican » de Golden Singles Records.

 Los Offbeaters attend plus de deux ans pour sortir son premier LP, « Amazing Reggae », dont le titre annonce parfaitement la couleur, toujours sur l’excellent label madrilène.

LE DISQUE : L’Ep de Los Offbeaters dont on vous avait parlé ici était plutôt sympathique à défaut d’être absolument transcendante. C’était de la musique jamaïcaine jouée par des Espagnols, donc ça ne pouvait décemment pas être très mauvais. Pas mauvais c’est bien, mais les Valenciens sont-ils capables de mieux ? La réponse est « oui, plutôt », même si la péninsule a mis la barre très haut et qu’il est difficile de rivaliser avec Smooth Beans et autres Grannadians Del Espacio Exterior.

Ici on a du ska de plutôt belle facture comme sur « Monter Frog » qui ouvre le bal, ou sur la bien agréable « Bad and Smart », sa voix féminine, son clavier rétro 70’s, mais ce qui plait avant tout au combo, c’est de lorgner du côté du rocksteady et du skinhead reggae. On appréciera donc « Come With Me », simplissime, et un peu moins « Like A Boom » et son refrain légèrement raté,

Il y a même un plan soul avec « Loneliness Cafe », certainement l’un des meilleurs moments de cet premier opus, avec une rythmique assez particulière et un impeccable refrain. Ça donne bigrement envie de danser tout ça, et on se dit que Los Offbeaters ferait bien de creuser dans cette voie. Encore que dans le même registre,  « Nada Que Perder » est un cran en dessous, la faute à une tentative de trio vocal pas tout à fait maîtrisée.

On ne criera pas au génie à l’écoute de « Shake Me », trop rappeuse, pas assez gouleyante, et on préférera le sifflement de clavier de « Mr. Provocation », un morceau que malgré tout certains trouveront trop basique.  Et puis le disque de se terminer par « The Unnamed », franchement en demi-teinte malgré quelques bonnes idées ici ou là, et une scansion chargée d’énergie, à l’image d’un album pas tout à fait abouti, pas forcément très bien produit, avec cependant une petite poignée de saillies qui méritent (« Loneliness Cafe » donc) qu’on s’y attarde attentivement quelques instants.

Vince

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