Rude Boy Train

THE UPSESSIONS – This Is The Upsessions – Grover Records

UN PEU D’HISTOIRE14563378_1223135187760059_3955843684923134369_n : On vous épargnera pour une fois le coup de la bio imparable, de celles où l’on trouve la date de naissance du leader, le nom de son chien et la marque de sa brosse à dent. Il faut dire qu’on ne manque pas d’occasions de vous parler et reparler de ces Upsessions dans ces lignes, entre les sorties régulières d’albums et des tournées fréquentes  avec toujours deux-trois p’tites dates par chez nous, sans vous parler du side-project Boss Capone.

Je vous laisserais simplement fouiner un peu partout dans nos colonnes, qui regorgent de bonnes infos les concernant et je passerais directement à ce « This Is The Upsessions »,  cinquième album en dix ans, excusez du peu, de la troupe menée par l’inénarrable Boss Van Trigt, sorti il y a peu chez l’incontournable Grover Records

LE DISQUE :   On retrouve finalement The Upsessions exactement là où on les avait laissés il y a quelques semaines après la sortie d’un EP  célébrant leur 10eme anniversaire, de plutôt belle facture. On retrouve d’ailleurs ici trois des quatre inédits de ce récent EP, soient le calypso chaloupé de « Woman Is A Shark », l’instru ska excellent avec son gros gimmick de guitare et ses cuivres élégants « Lincoln County War » et le gros ska qui dépote comme il faut « Forget What Your Mother Say ».

A croire que les bouleversements de line-up récents ont clairement redistribué les cartes au sein de la bande de Haarlem, car on joue les prolongations ici dans une veine beaucoup plus ska, tendance vintage, avec grosse basse profonde, chœurs légers et cette voix toujours pince-sans-rire de Boss Van Tright qui colle plutôt bien sur ce genre de titres. « Dirt ‘N’ Dagger », qui ouvre ce « This Is The Upsessions » , ou « Why Bartender Why » sont deux  réussites dans leur genre, dansantes à souhait, swing et cuivrées.

Malheureusement, le groupe n’évite encore pas cette fois l’écueil du titre qui tourne un peu en rond, à l’image de ce « Ride On Donkey » à l’intro prometteuse qui aurait mérité une suite plus rythmée, ou encore de « The Last Return Of Rawhide », instru reggae à l’ambiance western pourtant bien plantée, mais qui ne décolle jamais vraiment.

Mais  le groupe aux survet’ vintages nous réserve quelques jolies surprises à la cool comme ce « What If These Tears », somptueux rocksteady où la voix du Boss fait des merveilles, ou bien l’instru « Samoan Revenge » au mélodica discret mais délicieux… Bon point aussi pour l’autre calypso « Blackberry Pie » plutôt bien foutu avec des cuivres festifs.

Au final, on a droit à un album dans la lignée de l’œuvre des The Upsessions :  des titres formidables accointés  à quelques-uns parfois plus quelconques, mais  qui n’entachent jamais vraiment la bonne impression de l’ensemble. Le tout  restant toujours parfaitement arrangé et orchestré, dans une ambiance festive jamais désagréable.

On regrettera tout de même l’absence d’un ou deux titres skinhead reggae, domaine dans lequel ils excellent habituellement, mais qui semble aujourd’hui dévolu au side project Boss Capone, et qui aurait rééquilibré un disque qui semble parfois trop binaire, entre ska et calypso.

On espérera cet équilibre parfait, pas loin de celui du précédent « Shake It ! », pour le prochain album…

Bronsky

 

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