Rude Boy Train

ANGEL CITY RECORDS REVIEW-La Cartonnerie de Reims-11 Février 2017

THE place to be ! Samedi dernier, Reims et plus précisément sa splendide salle de La Cartonnerie était l’endroit où il fallait être pour les rude boys et rude girls de tout poils. En effet, l’asso Zgala avait le bon goût de booker la seconde édition de la tournée Européenne de l’Angel City Records Review pour une de ses deux seules dates Françaises, avec leur passage au Poche à Béthune la veille. Pour l’occasion, Thee Hurricanes, le groupe maison du label prenait la relève des Delirians, Jackie Mendez était, elle, toujours présente et le volet soul de la review était cette fois ci assuré par Xiantoni Ari.

C’est le selecta Tempo Inglourious qui se charge d’échauffer tout ce petit monde, coté bar, avant que n’apparaissent sur scène Brian Dixon et sa bande. Comme de coutume pour une review à l’américaine, c’est le backing band seul qui assure l’ouverture du show et le moins que l’on puisse dire, c’est que cela commence très fort avec une bonne dose de reprises  100% boss reggae piochés dans les hits certifiés de leurs influences majeures comme le « Evening Time » de Jackie Mittoo ou « The Vampire » des incontournables Upsetters… Le feeling est énorme. Dan Boer n’est peut être pas le plus spectaculaire des claviers, mais il fait siffler ses notes comme personne, pendant que Brian Dixon se charge d’occuper la scène avec son déhanché mondialement connu, mouvement pendulaire qui fini par entrainer toute l’assistance…

C’est alors que se pointe Jackie Mendez et sa voix fabuleuse… En interprétant, la quasi-totalité de son premier EP, tout le monde joue sur du velours. Et pour cause,  c’est accompagnée de ce même groupe qu’il a été enregistré… « Sitting Around The Bend » qui ouvre met tout le monde d’accord : la voix est chaude et puissante, Zac Pike et Dan Boer font virevolter leurs notes sur les rythmiques clinquantes assurées de mains de maître  par le trio Scott Abels-Pakko-Brian Dixon… L’hyper  funky « Hard To Handle » achèvera de lancer tout le monde dans la danse et les titres s’enchainent impeccablement… la compo de la demoiselle « I Can’t Stay » nerveuse à souhait suivie d’une voluptueuse reprise d’ « Endless Memories » de Roy Panton viendront clore cette première partie de set reggae/rocksteady enlevée.

Et comme on est ici dans un de ces fameux shows à l’américaine,  pas de break,  juste le  temps d’une courte transition assurée par des Hurricanes chauds patate, et arrive sur scène celle  qui pouvait sembler être l’interrogation de la soirée, Xiantoni Ari.

Sa soul, au demeurant délicieuse aurait peut être pu verser dans le bancal sans ses cuivres, mais c’était sans compter sur la classe des zicos de L.A. et sur l’énergie de la demoiselle… Car dès l’enchainement « Son Of A Preacher Man »- « Down In The Subway », en mode main de fer dans un gant de velours, tous les doutes s’envolent… Ca guinche comme jamais, et,  même si Brian Dixon semble moins s’éclater dans l’exercice, Zak Pike régale sur ces sons funky…C’est sexy et dansant, comme qui dirait « nickédélique »,  quoi ! La belle remporte donc tous les suffrages avec ses plus beaux titres  comme «Crazy Kinda Love », le « Confessing » croisé sur la compil « A Universe Of Sound » ou « What’s It Gonna Be »  avant de s’éclipser à son tour après un « I Lost A Good Thing » époustouflant,  nous laissant béats de plaisir… deux trois notes de final plus tard, The Hurricanes quittent eux aussi la scène avant de revenir sous les viva d’un public comblé, pour nous rejouer le coup du reggae en mode Aggro… Et c’est accompagnés des deux belles de la soirée pour un petit « Tide Is High » des familles suivi d’une version ska explosive de « Stop That Train » qu’il renverseront La Cartonnerie pour une fin de set en apothéose… Fin de soirée peinard, bière à la main, bon son dans les oreilles, avec son lot de galettes savamment distillées par les DJ du cru, dédicaces et embrassades à gogo,  comme ivres de bonheur d’avoir assisté à coup sûr à un des shows qui marquent une vie.

Encore une fois, avec un line-up complètement chamboulé, L’Angel City Records Review a proposé, à un public malgré tout trop peu nombreux, mais dans une ambiance superbe, deux heures de grand spectacle pour tout amateur de musique 60’s et marque une nouvelle fois les esprits… Le Label s’affirme comme une sacré écurie, assurément gage de qualité!

On finira en remerciant sincèrement l’asso Zgala et la Cartonnerie de nous avoir offert cette soirée sur un plateau… On en redemande !

Bronsky

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