Rude Boy Train

Moisty and The Wheelers-Dealers – International Sound EP – Autoprod

UN PEU D’HISTOIRE : Puisque vous êtes des lecteurs attentifs vous connaissez forcément THE WHEELER-DEALERS, des Russes de Moscou amateurs de skinhead reggae. Et vous connaissez aussi bien entendu MOISTY ATSUSHI UKITO, le Japonais globe-trotteur qui a longtemps fait escale en Nouvelle-Zélande et dont on se rappelle de l’album de 2014 où il montrait son amour du son d’antan, avec ses Moisties, ses Rocksteady All Stars, et avec en guest un certain Lester Sterling.

La Russie et la Japon allient donc leurs forces en ce mois de mars pour publier un ep intitulé « International Sound E.P », avec dessus six morceaux disponibles sur bandcamp.

LE DISQUE : Franchement, je ne m’attendais pas à un truc à ce point skinhead reggae. Là sans déconner, on a l’impression d’entendre un skeud de Smooth Beans inspiré par The Upsetters ou par Harry J. Le clavier est omniprésent, parfaitement servi par une section rythmique toujours impeccable et par une guitare qui tranche comme sur une chanson de Los Aggrotones.

Dès l’entame « Christmas Tears », on pense aux groupe sus-cités, et pas du tout à un morceau de noël comme son titre le laissait présager. C’est propre, c’est net, on est plutôt dans une ambiance de western spaghetti et quand on aime le premier reggae, on se sent comme à la maison.

Juste derrière, « Skakilla » fait – comme son nom cette fois – dans le ska. Le tempo s’accélère, la guitare est toujours aussi claire, la rythmique toujours parfaitement en place, et on se dit que l’association du Japon et de la Russie a bien fière allure.

« Dirty 39 » refait dans le skinhead reggae, et sans exagérer, c’est maîtrisé comme chez The Aggrotones, qui, je l’ai déjà dit, est à mon avis le meilleur groupe du genre ces dernières années. « Sexy Moisty » la joue toujours western avec cette guitare un peu surf et des mélodies qui sentent le soleil couchant, c’est calme, presque feutré, millimétré comme un coup franc de Zidane ou comme un shuriken de John Peter McAllister (les vrais savent).

L’Ep continue dans la même veine avec « Love Is Poisonous », avant de conclure sur une version soit disant two tone de « Dirty 39 » (« Dirty 39 Two Tone Version » donc), sauf que j’ai pas remarqué de différences fondamentales avec l’autre mixage.

Voilà un beau petit Ep des familles comme on aime en entendre, gorgé de très très bon skinhead reggae, qui a peut-être une légère tendance à tourner en rond et qui aurait mérité quelques parties chantées (c’est 100 % instrumental), mais qui mérite carrément que vous passiez quelques minutes. C’est par là que ça se passe…

Vince

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