Rude Boy Train

GEMMA & THE TRAVELLERS – Too Many Rules and Games – Légère Recordings

 UN PEU D’HISTOIRE : GEMMA & THE TRAVELLERS, c’est le groupe de soul avec un pied en Bretagne et l’autre en Grande Bretagne. Emmené par la voix de Gemma Petterson, le sextet aime le son à l’ancienne, les sapes vintage, et le prouve depuis plus de cinq ans.

Après un 45 tours en 2012 limité à 300 copies (sold out), puis un autre en 2013 avec les très bons « Stay » et « Don’t Look For Me », 100 % pur soul, puis un autre 7 sorti fin 2014 (« I’ll Do My Way » et « I Can’t Stop Loving You ») sur Lemoncake Records et Q-Sounds Recordings, Gemma et ses voyageurs ont pu composer un premier album qui s’est quand même pas mal fait attendre.

L’année dernière, la fine équipe nous avait envoyé un pur single dans les gencives, « Too Many Rules and Games », qui s’avère être le titre du premier album tout juste publié chez Légère Recordings.

LE DISQUE : Amateurs de soul bonjour. Il y a de quoi faire ces derniers temps avec la soul en France. Entre les prods de Q-Sounds à Montreuil et la très bonne distribution des groupes Records Kicks, c’est pas les bonnes occasions de s’en mettre plein les esgourdes qui manquent.

La preuve ce coup-ci avec Gemma & The Travellers, combo franco-anglais qui aime le son qu’on aime et qui en dix titres nous en sert une bonne rasade.

L’entame se fait avec « I Keep On Thinking », pas le meilleur morceau du skeud, un peu trop saccadé à mon goût avec ce côté funky comme on en trouve souvent avec ce genre de formation. Mais le moins qu’on puisse dire c’est que c’est bien interprété. En enfilade par contre, c’est du très haut niveau avec la chanson-titre qu’on connait depuis des mois et qui est un petit chef d’oeuvre de soul avec un maximum de feeling à tous les niveaux.

« I Got No Feelin' », calme, fait superbement bien l’affaire dans le genre nostalgique/pourquoi m’as tu quitté, et on applaudira forcément à « Please Don’t Forget My Name », ouatée, ou à »I Miss You Baby », solidement charpentée avec une Gemma qui prouve si la fallait encore qu’elle sait donner de la voix. Et puis bien sûr il y a « Save Me » qui groove, qui remue, qui secoue et qui tortille des fesses. On prend une inspiration, on plonge, et on se laisse porter par le courant.

L’ensemble est peut-être un soupçon en dessous d’un Marta Ren ou d’un Adelians, mais franchement cette équipe franco-british mérite qu’on s’y attarde, et plutôt deux fois qu’une.

Vince

 

 

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