Rude Boy Train

STEADY 45’S & THE DELIRIANS – L’Ouvre-Boite-Beauvais – 28 Avril 2017

L’image contient peut-être : une personne ou plus et texteDire que cette affiche proposée par l’ASCA de Beauvais avait d’emblée suscité notre intérêt serait un doux euphémisme! En effet, pour l’occasion, venaient s’ajouter aux majestueux Delirians dont nous avions pu entrevoir tout le talent l’année dernière lors de la première tournée de l’Angel City Records Review, les Steady 45’s,  qui nous ont épatés en fin d’année dernière avec la sortie d’un «Greenleaf Special » au niveau inattendu tant en terme de compos que de prod, parfaitement vintage. Tout simplement deux des meilleurs combos de la scène californienne.

Et pour sûr,  on en a eu pour le prix de notre ticket !  Malgré une salle de l’ASCA malheureusement trop peu garnie par une petite centaine d’amateurs avertis, les Steady 45’s apparaissent sur scène, après une première salve de galettes habilement sélectionnées par Vince Mc Lemore, pilier des soirées beauvaisiennes.

Pas gênés pour deux sous par un line-up chamboulé par le départ dans la semaine de Ian Jacks, leur Sax, vers les US,  le passage du clavier attitré au trombone,  remplacé lui-même pour l’occaz’ par Anthony Medina des Delirians, les Steady 45’s attaquent pied au plancher avec une impeccable cover de l’intemporel « One Scotch, One Bourbon, One Beer » qui annonce la couleur : le groupe groove comme pas deux et Joe Quinones, chanteur à la voix phénoménale est un formidable showman… On enchaîne avec « So Long», un des tous meilleurs titres de leur premier opus, puis une belle salve des titres du tout chaud « Trouble In Paradise », qui, quoi qu’inconnus de nos oreilles jusqu’ici, démontrent une sacrée belle efficacité : le ska « Anywhere But There » est explosif et la grâce du rythm’n’blues « Love Can Be », planant, nous laisse cois… La voix de Joe Nieves, le lead guitare, est parfaitement complémentaire avec celle de JQ, et les chœurs sont d’une subtilité rare pour du live.

Bonne pioche pour les reprises, avec un délicieux «Little Holiday » de Charlie Organaire ou le bon JQ nous en met plein la vue à l’harmonica, le « I’m In Love » des Techniques qui figure sur le dernier album, dansant a souhait, et un « Simmer Down »,  accompagné d’un Angel Salgado inspiré au chant, carrément ébouriffant…

Et ça nous bluffe encore sur les instrus, comme sur le « Maria Julia » tout neuf, digne d’un tout bon Skatalites… Et puis comment ne pas se délecter des versions live de rocksteady du niveau d’un « Life Is Not A Dream » ou d’un diabolique « Freedom » repris en choeur avec un public conquis. Un set de fou pour un groupe qu’on espérait pas à un tel niveau, pourtant bien confirmé sur son dernier opus dont nous vous parlerons bientôt…

Deux trois « seven » plus tard et c’est au tour des Delirians de prendre la scène. La barre est très haute mais même pas peur. Là aussi les récents bouleversements de line-up auraient pu faire craindre quelques coup de moins bien, mais il n’en fut rien. Le plaisir est décuplé par la présence des cuivres sur les titres de leur premier album « Get Up », les solos de guitare pleins de classe s’enchaînent et on fond toujours sur les choeurs  de « Walkie Talkie »…

Les titres du dernier EP dont on vous parlait récemment font bonne figure en version live, avec notamment un bien pêchu « You Don’t Love Me », et un « If You Need Me » aux harmonies vocales nickels. La récente section rythmique assure un groove sans faille et on a aussi ici le droit à deux ou trois reprises de haut-vol, dont « I Really Love You » des Ambassadors, magnifiquement interprété, et deux titres bien nerveux qui titillent les gambettes, « Your Love Is A Game » des Techniques et le traditionnel « I Want Justice » de qui vous savez, viennent parfaitement varier le set.

Une bien grosse soirée comme on les aime, qui se termine après le dernier rappel en compagnie de la plupart des zicos, particulièrement accessibles,  autour des stands de merch, bien fournis, avec une dernière bière à la main… Avec l’évidente sensation d’avoir vécu un moment comme on en vit finalement pas tant que ça

Bronsky

Copyright photos Rodoleufeu qu’on remercie bien  fort!

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