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JIM MURPLE MEMORIAL – Stella Nova – Murple & Cie

Résultat de recherche d'images pour "Jim Murple Memorial stella nova"UN PEU D’HISTOIRE : Ça fait maintenant 20 ans que dure l’aventure JIM MURPLE MEMORIAL, le groupe de rhythm’n’blues jamaïcain (du ska, du rocksteady, du reggae, du calypso…) basé à Montreuil qui avec ce tout nouveau « Stella Nova » publie son 9e album après une campagne KissKissBankBank.

Au cours de sa carrière, le combo a connu pas mal de changements de line-up, et le départ de Nanou, la chanteuse emblématique il y a deux ans, aurait pu tourner à la catastrophe si elle n’avait été remplacée par sa fille Célia, qui chante pile poil comme maman (c’est d’ailleurs à s’y méprendre). Le groupe est en tournée un peu partout en France cet été, alors ne louper pas ça, sur scène c’est garanti 100 % pur fun !

LE DISQUE : Un album du Jim Murple Memorial qui revient, c’est comme quand on retourne dans un lieu de vacances où on est déjà allé : l’impression générale est familière, mais c’est toujours dépaysant et il y a souvent des nouveautés à découvrir.

La preuve cette fois encore avec « Stella Nova », toute dernière livraison du combo vintage de Montreuil qui une fois de plus nous gratifie de tout ce que la Jamaïque et les Caraïbes comptent de bon son comme on aime. On avait tous découvert « C’est pas Sérieux », le premier extrait il y a quelques mois, et on avait constaté qu’on pourrait facilement s’habituer à l’absence de Nanou. Car Célia, avec ce titre entre Kingston et Ménilmontant, avait montré qu’elle avait de qui tenir et que la relève était parfaitement assurée.

Un fois de plus, Jim Murple montre qu’il maîtrise son sujet et que tous les styles lui conviennent. « Back In Town » fait dans le vieux reggae comme il y a cinquante ans, et ici c’est renversant de simplicité, avec une ponctuation de cuivres aussi discrète qu’indispensable, pour un morceau d’une grande finesse qui montre que par ici, on sait jouer.

Le ska est évidemment à l’honneur avec « Ska’s Not Dead », encore une fois simplissime mais tellement pleine de feeling, avec forcément un refrain calibré pour agiter la fosse. On ferme les yeux, on imagine un petit bal de l’arrière pays provençal avec des guirlandes lumineuses de toutes les couleurs accrochées aux platanes alentours, une brise tiède et un verre de pastis dans la main. « Done With Love », plus rétro tu meurs, c’est la quintessence du rhythm’n’blues jamaïcain, avec une gratte comme chez Carl Perkins, mais un ensemble qu’on croirait sorti du bar d’un hôtel de Montego Bay en 1963.

Il y a tout sur ce disque :  quand le combo s’aventure du côté du skinhead reggae (« Blue Sister »), c’est remarquable de maîtrise et c’est, sans exagérer, du niveau d’un très bon Aggrotones. Quand ça part en calypso (« Roméo »), on pense à une vieillerie d’Harry Belafonte, la voix de Célia en plus, et quand c’est du rocksteady (« Summer Romance »), t’as l’impression que du côté du 9.3, on a tout pigé à Phyllis Dillon et à Dawn Penn.

Et puis il y a « Where Is My Love », merveille de ska qui boucle la boucle, produite à l’ancienne comme à la grande époque des Blues Busters, et on se dit qu’en plus d’être un fin compositeur et un interprète de toute première bourre, Romain Dallaine sait aussi parfaitement comment mettre en boîte le meilleur de la Jamaïque.

Vince

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