Rude Boy Train

THE LIQUIDATORS – The Liquidators – Autoprod

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UN PEU D’HISTOIRE : Il y avait un groupe du nom de The Liquidators au début des 70’s et un autre à la fin des 80’s, mais ces LIQUIDATORS là sont bien de Lille.

Formé il y a une paire d’années par des musiciens bien connus de la scène nordiste, le combo regroupe des membres de JFunk, de Marcel et Son Orchestre ou de Dubians. Au départ, il fallait un backing band pour Freddie Notes lors de son passage au Vintage Weekender de Roubaix, et c’est cette fine équipe qui s’y était collée.

Depuis, le groupe a sorti un 45 tours autoproduit avec dessus « Hard To Handle » d’Otis Redding et « These Boots are Made For Walkin » de Nancy Sinatra, puis un Ep cinq titres tout aussi autoproduit avec uniquement des reprises. 

LE DISQUE : C’est court mais c’est bon. The Liquidators, combo de vieux d’la vieille de Lille nous balance cinq reprises, et par forcément celles qu’on attend à tous les coup sur un disque de ska. Point de Skatalites ici (heureusement), mais des choses plus personnelles. Certes, le « These Boots Are Made For Walkin » de Sinatra/Hazlewood a été pas mal usée par Red Soul Community, Symarip, Spy Eye ou Too Many Crook, mais les Liquidators réussissent malgré tout à lui apporter un je ne sais quoi de fun, avec ces petite notes de guitare très discrètes qui donnent pas mal de finesse à l’ensemble. On ne va pas crier à l’originalité, mais c’est bien maîtrisé. C’est maîtrisé aussi lorsqu’il faut transformer Otis Redding en chanteur rocksteady. Ici, on sent bien que la base est soul et si la voix cherche les mêmes intonations que celle du boss de Géorgie, l’adaptation à la jamaïcaine est parfaitement réussie.

Mais l’exemple même d’une reprise chiadée se retrouve sur « Chamelon (rub a dub version) » empruntée à Herbie Hancock, et qui ici respire la classe. L’originale de 73 dure 15 minutes et entre funk et psyché semble assez impénétrable. Les Liquidators en ont tiré le meilleur, en reprenant la mélodie principale et en y apportant tout leur savoir faire pour en tirer une petite pépite reggae superbement produite et parfaitement arrangée avec des cuivres nickel chrome et un clavier vintage pile comme on aime. Propre et net.

« The Bull » est une reprise de Freddie Notes et la version ici présente reste très (trop) proche de son modèle, même si le son est forcément beaucoup plus moderne et l’ensemble peut-être plus dansant, plus énergique que sur l’originale. C’est avec leur version de « Noir c’est Noir » (« Black Is Black ») de Los Bravos que les Liquidators finissent de convaincre en mode 100 instrumental qui en live fait son petit effet, je peux vous le garantir.

C’est en live justement qu’il faut découvrir les Liquidators, qui certes ne font quasiment que des reprises, mais qui savent les choisir et les interpréter avec un goût très sûr en jouant carré, et qui il y a quelques mois près de Nancy avaient clairement surclassé le Two Tone Club. Espérons qu’ils se mettent à composer et qu’ils nous balancent un album dans pas trop longtemps. En tout cas avec cette entrée en matière habile, le combo Ch’timi fait assurément partie des groupes français qu’on va devoir suivre de près.

Vince

  1. declasse TwoTone :) 18 juillet 2017 at 10 h 24 min

    « avaient clairement surclassé le Two Tone Club »

    C est compete ? 🙂

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    • Vince 18 juillet 2017 at 11 h 22 min

      Ahah non c’est pas compète, mais j’avais été étonné de voir les Liquidators s’élever au niveau du Two Tone Club (voire un peu au dessus) qui est LA référence (avec le 8°6) dans le ska français. Mais c’était un one shot, parce qu’en général l’avantage est au TTC.

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