Rude Boy Train

THE AUTOCRATICS- S/T – Ska In The World

L’image contient peut-être : plein airUN PEU D’HISTOIRE : On avait découvert par ici les Japonais de The Autocratics à l’été 2016, lors de la sortie de l’EP « Fall Off The Wall », tendance boss reggae bien rêche comme on les aime, manquant malgré tout d’un poil d’originalité dans ses compos.

On s’était aperçu à l’époque, que les gars étaient pas de la dernière pluie et trainaient leurs guêtres sur la scène Nippone depuis de longues années, avec des titres allant jusque-là plutôt du two tone revival au ska third wave limite punk. Ils avaient déjà signé en 2014 un premier album pour les incontournables Ska In The World nommé « Change And Innovation », et c’est en cette fin d’année 2017 qu’ils sortent leur quatrième album, le second pour la célèbre écurie,  pour fêter leur déjà dixième année d’existence.

LE DISQUE : Après un EP, comme on le disait, plutôt reggae, les Autocratics reviennent à leurs fondamentaux, sur des bases bien plus musclées. Avec  « Populace Intention », proche d’un Dead 60’s a cuivres, le groupe nous propose une belle entrée en matière. On enchaîne avec un « Equal Temperament » bien speed et  loin d’être affreux quoiqu’un peu brut de décoffrage avec sa ligne de sax basique, et un curieux « Time Is Heartless », très rock, au gimmick de claviers obsédant et plutôt cool.

Si la grosse tendance est donc au ska musclé, il y aussi quelques beaux titres beaucoup plus swing 60’s, comme le convaincant instru « The Train Park » et son harmonica inspiré, Le très chouette et dansant « On The Rainy Night » chanté en duo  avec une belle voix féminine, ou ce « Solid State Ska », plus speed mais aussi costaud que son nom l’indique.

Quelques restes de reggae sont aussi saupoudrés ici où là, avec un excellent skin-reggae nommé « One Or Nine » qui passe comme une lettre à la poste ou bien une reprise du « Let Your Yeah Be Yeah » de Jimmy Cliff bien interprétée.

Le reste du disque est lui, à l’image de « Brainwashed Train », mené tambour battant, sorte de two-tone boosté, finalement proche des prod US fin 90’s. Avec ce son de voix et ses chœurs typiques, on pense un peu, beaucoup aux King Apparatus de Chris Murray. L’inspiration se confirme sur  « Too Much Too Old », avec ses guitares un peu branques, qui sonnent vraiment comme l’illustre groupe canadien.

« Season Rotate » n’échappe lui non plus à la comparaison, mais sa mélodie accrocheuse soutenue par une guitare hargneuse le place au-dessus du lot, tout comme l’explosif « Regret And Reflection » tenu de bout en bout sur un rythme infernal.

L’album s’achève sur un reggae plutôt cool, sous forte influence Specials, de la rythmique en passant par ses notes de piano jusqu’au solo de trombone.

Comme pour l’EP précedent, si l’on ne peut pas nier que The Autocratics nous pondent une nouvelle fois un opus de belle facture, on ne pourra se retirer de la tête des influences assumées mais pas suffisamment digérées pour ne les laisser trop transparaître. Un groupe au caractère indéniable, mais avec une identité qu’on leur souhaite d’affirmer encore à l’avenir.

Bronsky

 

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