Rude Boy Train

THE DANCE CRASHERS – Fabulous Coconut – Autoprod

UN PEU D’HISTOIRE : Pas souvent qu’on vous chronique direct un premier album comme ça, qui plus est d’un groupe qu’on découvre en même temps que vous. The Dance Crashers sont donc Espagnols, et ça, à défaut d’un gage de qualité à toute épreuve, ça reste plutôt un indicateur favorable. Cela fait plus de deux ans que les dix membres rodent leur musique sur scène un peu partout en Espagne, à l’affiche notamment du Rototom ces deux dernières années, excusez du peu !

Evoquant l’influence incontournable des Skatalites, du New York Ska Jazz Ensemble, des compatriotes du Gramophone All Star ou bien naturellement avec un chant lead féminin, de Janis Joplin, Nina Simone ou Amy Winehouse, on pourrait dire que ça sent bon ou bien qu’ils se la pètent grave !

Sauf que ce premier opus autoproduit et enregistré en janvier dernier nommé « Fabulous Coconut », eh bien il envoie du lourd ma p’tite dame…

LE DISQUE : On aura effectivement rarement été aussi emballés par un premier album que par ce « Fabulous Coconut ». Parce qu’il faut quand même en avoir pour envoyer autant d’aisance un ska-jazz comme cet excellent « Roots » qui ouvre l’album, synthétisant sur un seul titre la quasi-totalité des influences annoncés : un swing à la Skatalites, une rythmique boostée et des cuivres à la NYSJE, un son moderne comme celui des compatriotes du Gramophone All Star et une voix effectivement pas très éloignée de celle de la regrettée Amy Winehouse.

Derrière, avec la chanson titre, les Dance Crashers nous un proposent un reggae qui groove comme pas deux et où tout semble easy de chez facile, entre breaks rythmiques les doigts dans le nez et chorus impeccables.

Une chose est sûre, l’Espagne nous gâte niveau voix féminines en ce début 2018, entre la majesté de Saphie Wells sur le dernier Oldians et ici celle, formidable, d’Anna Millo qui donne toute sa mesure sur des titres au swing endiablés comme  « New Gyal », impeccable en mode boogaloo ou bien sur l’excellent  ska « Welcome » aux cuivres diablement jazzy et dont le refrain frise le formidable.

Pas en reste, les zicos nous offrent de leur côté avec « Luv Skavoovee »  un instru ska classieux et sautillant, sans la moindre fausse note. Le ska a d’ailleurs la part belle, du « Ema » chanté en  Espagnol qui rappellera les belles heures de Malarians, au « Sweet Daddy Boy » doux comme de la soie, en passant par le métronomique « Confused » où les vents nous la jouent haute voltige, ou encore le hit immédiat qu’est « It’s Summertime » avec son piano facétieux et des cuivres en mode big-band des grands soirs.

Comme pour boucler la boucle, c’est par une majestueuse reprise du « Valerie » d’Amy Winehouse, façon reggae, blindé de soul et de classe que The Dance Crashers concluent ce tout premier « Fabulous Conconut » impeccable de bout en bout, belle petite claque d’un groupe surgit de nulle-part, avec qui il faudra de toute évidence compter dans les années qui viennent.

Bronsky

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