Rude Boy Train

TOKYO SKA PARADISE ORCHESTRA – Glorious – Justa Records

UN PEU D’HISTOIRE: On ne sait plus très bien où on en est dans la carrière de l’incontournable groupe nippon, qui communique tellement mal qu’on a failli ne pas savoir qu’un nouvel album était sorti. Et pourtant au Japon c’est encore eux les meilleurs en com’. C’est dire le niveau des autres…

En plus les albums sont introuvables depuis 10 ans, et certains diront que le combo a perdu de sa superbe avec le  départ du frontman Tatsuyuki Hiyamuta en 2008. Sauf que « Paradise Has No Border » était un très bon album.

Pas sûr qu’on puisse en dire autant de « Glorious », qui doit être leur dix-neuvième opus (quand même)…

LE DISQUE: Alors là je sais pas ce qu’ils ont fumé mais ils ont pas fait dans la demi-mesure. « Glorious » fait partie des albums barrés de Ska Para, un peu dans le trip de « Fantasia » ou de celui avec la tour de Tokyo sur la pochette. Et ça pique un peu les oreilles.

Certes, ça commence de façon plutôt traditionnelle avec « Glorious », la chanson-titre, sorte de cirque rock’n’roll totalement foutraque à la limite du punk-rock de fanfare. Certes, « Shiroto Kurono Montuno », dans la même veine avec ici ou là des relents de ska, est plutôt bien balancée à 1000 à l’heure avec une très belle voix féminine (celle de Kosuke Saito).

Ça se gâte un peu sur « The Battle Of Tokyo » et ses riffs de guitare trop gras pour être honnêtes. Mais cet instru, après quelques écoutes attentives, finit par se livrer et apporter une satisfaction certaine, pour peu qu’on le dégraisse de ses oripeaux un peu balourds.

« Te Quiero con Bugalu » s’essaye au mélange entre ska 100 % Para et sons sud-américains, et le résultat est assez bancal, même si c’est du bancal très maîtrisé, les Nippons ayant une immense expérience dans leur besace. C’est par contre beaucoup plus plaisant sur « Koishite Cha Cha Cha », qui comme son nom l’indique mélange cha-cha-cha et ska, et c’est à coup sûr l’un des titres les plus solides du disque, avec une très belle mélodie et des arrangements aux petits oignons.

Je ne comprends pas l’intérêt de « Believer – FPM Remix », nouvelle version d’un titre du précédent opus qui n’apporte pas grand chose, qui a même plutôt tendance à saloper l’ensemble, ni de l’autre version (Remix) de « Shiroto Kurono Montuno » franchement assez vilaine, qui semble boucher les trous d’un album qui sans ses deux morceaux n’aurait contenu que huit titres.

Heureusement que « Yabo Naki Yarodomoe » vient un peu relever le niveau, un pied dans le ska, un pied dans le punk qui tabasse, que « True Heart » ramène un peu de calme, de contretemps et de balisage dans un disque qui en manque cruellement, et que « The Ring » ferme la marche avec beaucoup de style, comme si le Tokyo Ska Paradise Orchestra voulait nous rappeler in extremis qu’il est toujours l’un des meilleurs groupes au monde. Je n’en ai jamais douté, mais ce disque assez hermétique risque au mieux de vous désarçonner, au pire, si vous découvrez tout juste la bande de Tokyo, de vous faire passer votre chemin.

Vince

 

  1. Bond 28 avril 2018 at 4 h 31 min

    Toujours étonnant Skapara mais bon ils ont tellement d’albums qu’on y trouve forcément ce qu’on cherche. Par contre il faut les trouver les albums….Un peu de chance en passant par le Mexique et oui….

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