Rude Boy Train

THE VOGS – A Change Is Coming – Q-Sounds Recording/Specific

UN PEU D’HISTOIRE: THE VOGS, c’est le tout dernier groupe (pour l’instant) de l’écurie Q-Sounds Recording, le magnifique label de Montreuil à la production pointue et toujours de qualité.

Le groupe est emmené par Elodie au chant, et comme tous les groupes maison par Ludovic Bors au clavier (accompagné par une fine équipe qui joue bien comme il faut).

Pas très ancien, le combo vient  tout jsute de publier son premier album 100% pur soul que vous pouvez commander ici, en partenariat entre Q-Sounds et le label messin Specific Recordings.

LE DISQUECe qui est appréciable avec les productions Q-Sounds, c’est la qualité de l’artwork. Regardez comme c’est beau ! C’est à la fois moderne, mais avec juste de qu’il faut d’accents sixties. De la nostalgie mais pas trop non plus.

Car The Vogs, s’il s’inspire d’un peu tout ce qui s’est fait en soul de par le monde (enfin surtout en Angleterre et aux USA), est un groupe qui a un style propre, même si la voix notamment vous fera forcément penser à The Adelians, l’autre groupe maison qui avait sorti un magnifique album il y a deux ans.

Le disque commence plutôt dans le calme avec « Baby When You Call », un titre superbement produit (comme tout le disque), qui monte en intensité quand le refrain arrive, avec des cuivres qui donnent du coffre à l’ensemble et une ponctuation de guitare aussi discrète qu’irrésistible.

Juste derrière, « Tired » a des allures plus northern soul à force d’accélérer le tempo, et sur « I’m A Woman », la chanteuse donne de la voix sans jamais être braillarde et nous casser les oreilles. Avec The Vogs, tout est ordonné, tout est au bon endroit et arrive au bon moment.

Y a une superbe reprise de « The Vibrator » de Jack McDuff dont le groupe a respecté le côté funky, en simplifiant l’ensemble pour le rendre plus actuel, et une adaptation en français de « Wicked Games », le standard de Chris Isaak. L’exercice est parfaitement maîtrisé, la voix féminine remplace à merveille celle du chanteur californien, et c’est suffisamment personnel pour qu’on ne s’aperçoive pas immédiatement qu’il s’agit d’un emprunt.

L’impression est excellente aussi sur la très intense « So Much On My Mind », nostalgique et traînante, sur « Change », invitation à la danse plus enlevée, et sur « Music » qui clôt le bal avec style avec des yeah yeah yeah parfaitement accompagnés par une rythmique métronomique et une section cuivres bien en place.

C’est propre, c’est net et c’est carré. Il y a une âme derrière le son de The Vogs.

Vince

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