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HUB CITY STOMPERS – Haters Dozen – Altercation Records

Résultat de recherche d'images pour "hub city stompers haters dozen"UN PEU D’HISTOIRE: HUB CITY STOMPERS, c’est le groupe de Rev Sinister, un ancien d’Inspector 7. Nous sommes en 2002 et c’est du côté du New jersey que le combo voit le jour. Très rapidement, il se retrouve sur la big compilation de Megalith Records et Jump Up, « Still Standing » (4 CD).

En 2004 sort leur premier album, « Blood, Sweat and Beers » sur Megalith, suivi deux ans plus tard par « Dirty Jersey », puis par « Ska Ska Black Sheep », cette fois sur Stubborn Records, et enfin « Life After Death » en 2015. Le groupe qui a connu pas mal de changements de line-up a toujours mélangé le ska, plutôt orienté two tone, avec du punk, du hardcore voire de la oi !

Le cinquième album, « Haters Dozen », est sorti il y a quelques mois sur Altercation Records.

LE DISQUEParfois, souvent, on s’imagine que HUB CITY STOMPERS, avec son ska two tone influencé par la grosse oi ! qui tache, est un groupe de bourrins qui n’ont pas grand chose d’autre à dire que tchiguidup tchiguidup. On se fourvoie. Oui, UCS est un groupe avec un son plutôt basique, pas du tout sixties, beaucoup plus ska-rock que rocksteady. A ce titre, « Hub City Stomp » qui ouvre le bal par une déclamation de Roy Ellis, fait presque figure de parangon de Hub City Stompers’ song de base. Il y a effectivement du tchiguidup, des riffs de cuivres comme on en a entendu 1000 fois, et un  contretemps qui nous le confirme : c’est du ska. C’est pas forcément très fin, ça tape, ça cogne ça éructe, mais ça sait aussi faire dans l’efficacité, notamment avec « Keepers » et son refrain destroy, où avec « Mr. Mc Feely » ou « Voice », qui sonnent comme des morceaux qu’on pouvait entendre sur Moon Records au mitan des années 90 (Arsenal, Edna’s Goldfish, Skoidats…).

On pourrait trouver tout ça parfaitement banal, c’est ça l’est ici ou là, mais UCS arrive aussi à se transcender lorsqu’il sort du passage clouté, et qu’il laisse Jenny Whiskey (sax) prendre les rênes, et tenir le micro. Ça  donne des pépites comme l’explosive « What’s She Got », très two tone, assez simple dans sa construction, mais qui passe comme une lettre à la poste tant la voix de Jenny est parfaitement à propos, soutenue qu’elle est par une orchestration propre et nette d’un bout à l’autre.

Dans le même registre, Jenny donne de la voix sur « Hard Place To Be », peut-être encore plus simple que la précédente, mais là aussi, le groupe sait transformer la simplicité en atout. La chanson est débarrassée de tous ses oripeaux, la colonne vertébrale rythmique est parfaitement en place, et l’ensemble dégage une belle intensité.

On remarquera la présence de Coolie Ranx (Pilfers, ex-Toasters) et son flow très reconnaissable sur « Distance Water », excellente dans sa première partie, mais qui a tendance à s’essouffler sur la longueur (faut dire que ça dure 5’40 mn), et on confirmera que le dernière livraison du groupe de New Brunswick, si elle peut sembler parfois inégale, n’en est pas moins recommandable.

Vince

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