Rude Boy Train

THE OLDIANS – Roots’N’Soul (Nice & Easy) – Liquidator Music

Aucune description de photo disponible.UN PEU D’HISTOIREEt voici donc le septième album de THE OLDIANS, le groupe espagnol amateur de sons feutrés, deux ans après le superbe « We Are Reggae » publié comme à l’accoutumée chez le pote Toni Liquidator.

Mine de rien, le combo de Barcelone aura vingt ans l’année prochaine ! Ça sera peut-être l’occasion de prévoir quelques événements, mais en tout cas cette longévité donne des indices pour comprendre comment ils font pour que ça sonne aussi bien : l’expérience, tout simplement…

LE DISQUE: Alors oui, forcément, l’expérience on la sent dès les premières notes de ce « Roots’N’Soul » qui ne sort pas des sentier battus, et qui rappelle à notre souvenir que The Oldians est un groupe qui a un son reconnaissable entre mille : 33 % reggae, 33 % Rocksteady, 33 % jazz, et 1 % ska. C’est simple, je n’en connais aucun qui fasse la même musique. Des groupes ska-jazz il y en a plein, mais des groupes avec un son aussi feutré, aussi lounge, aussi ouaté, vous pouvez toujours chercher, vous n’en trouverez nulle part (qui a dit « sauf chez la Japonais de Rockin Time » ?).

Dès l’entame, on est en terrain connu avec la magnifique « Feeling High » tout en finesse, et la voix toujours aussi suave de Saphie, forcément l’une des pièces maîtresses de la fine équipe catalane. Cette voix, c’est un marqueur, un tatouage, un grain de beauté, un signe de reconnaissance qui fait qu’on évolue dans ce dispositif les yeux fermés sans jamais se perdre, mais toujours avec les oreilles grandes ouvertes.

On pense à un mélange entre Doris Day et Pauline Black sur « Oh ! What A Day », chanté à la perfection avec juste ce qu’il faut de mini-accent espagnol péruvien, puisque c’est de Lima que vient ce bel organe.

Et à l’écoute de « Talking About » ou de « The Answer Is Love », on sent bien des influences sud-américaines, presque bossa-nova, et on se dit que toutes ces belles choses auraient pu figurer sur la bande son d’un vieux James Bond, ou sur celle du deuxième OSS 117.

Dans l’ensemble, ce « Roots’N’Soul » est peut-être un poil moins flamboyant que son prédécesseur, mais même s’il manque de moments de bravoure incontournables, tout ici est réussi, parfaitement équilibré, d’une finesse rare, et gorgé d’un réconfort qui apporte dans votre salon un petit quelque chose des tropiques.

Vince

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