Rude Boy Train

JOHNNY REGGAE RUB FOUNDATION – Trouble – Pork Pie Recrods

UN PEU D’HISTOIRECologne est définitivement un ville où ça bouge côté ska, rocksteady, reggae. Masons Arms, The Clerks, l’exemplaire Freedom Sounds Festival…

Et donc depuis quelques année avec le quatuor JOHNNY REGGAE RUB FOUNDATION qui avait mis tout le monde d’accord il y a trois ans avec son premier opus « No Bam Bam ».

Ça continue cette année avec un « Trouble » dans la continuité, toujours chez Pork Pie Records, et ça fait plaisir de voir que depuis toutes ces décennies, ce label majeur de l’histoire du ska n’a toujours pas dit son dernier mot.

LE DISQUE: Comme la dernière fois, l’impression première qui se dégage de cet album de Johnny Reggae est la variété. Variété dans le bon sens du terme : du reggae, du rocksteady, du ska, de la lenteur, de la vitesse, des voix masculines et de voix féminines. Ici, il y en a pour tous les goûts. Mais n’allez pas croire qu’il s’agit d’un fourre tout sans saveur, sans colonne vertébrale et sans particularités. Car des particularités il y en a la pelle (la variété des titres donc), et même avec un bandeau sur les yeux, on reconnait fastoche la fine équipe teutonne.

On aime le flow à la Skints de l’intro qui fait monter la pression jusqu’à « History », un ska aussi minimaliste que parfait qui entame réellement le disque et qui prouve qu’il n’y a pas besoin d’être en big-band pour faire du son blue beat remarquablement bien charpenté. C’est parfait au niveau du chant lead comme des backing vocals, et le clavier fait des merveilles. Merveilles qui continuent derrière avec « Resist », dans un registre beaucoup plus skinhead reggae.

Mais dans l’ambiance ska, pas uptempo mais sacrément énergique, « If You Don’t Like It » ce pose là, avec des allures two tone entre Bad Manners et Bodysnatchers. Grosse impression à damier aussi sur « Shut Up », un peu à la Buster Shuffle – ça repose pas mal sur le chant lead et sur le clavier – avec un cadeau une énergie punkisante qui, mêlée à une voix féminine de toute première bourre donne à l’ensemble des allures de Dance Hall Crashers de 2020. Et c’est un compliment.

Et alors « Who Cares » mes amis, c’est du domaine de la perfection sixties ! Le truc est du niveau d’un excellent Slackers, d’un très bon Babylove ou d’un superbe Bleubeaters. Au moins.

Y aura bien ici ou là une ou deux bricoles un peu moins bien gaulées, mais franchement on ne va pas pinailler devant les tonnes de plaisir que procure ce second opus qu’on espère pouvoir admirer un jour en live.

Vince

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