Rude Boy Train

LONG BEACH DUB ALLSTARS – Long Beach Dub Allstars – Regime 72

Long Beach Dub Allstars : Long Beach Dub Allstars: Amazon.fr: MusiqueUN PEU D’HISTOIRE: LONG BEACH DUB ALLSTARS, c’est le groupe californien (comme son nom l’indique) amateur de reggae, de ska et de punk-rock aussi un peu, avec ici où là des éléments pêchés à droite à gauche (dub, rap…) formé en 1997. Le combo a rapidement attiré l’attention parce qu’on y retrouvait Bud Gaugh et Eric Wilson, ex-membres des multi-platinés Sublime.

Toujours emmené par Opie Ortiz et ses tatouages, et depuis quelque temps avec Roger Rivas (Aggrolites) au clavier, le groupe à publié son nouvel album, le troisième, au début de l’été, soit 19 ans après le précédent LP.

L’ALBUM: Dès qu’on écoute ce genre de son, on sait qu’on est en Californie. A la rigueur en Floride ou à Hawaii, mais pour sûr pas dans le Montana ou le Vermont. Car la musique de Long Beach Dub Allstars transpire le soleil et le sable chaud, avec en plus, un Opie Ortiz qu’on croirait tout droit sorti d’un film ghetto de Dennis Hopper.

Ça démarre à la perfection avec « Tell Me », imparable single dévoilé en début d’année, qui tape toujours dans le mille des semaines après, qui emballe fastoche avec sa rythmique métronomique, avec le phrasé prodigieux du gars Ortiz, et avec des solos de sax ou de clavier assez renversants. Boum ! Ça c’est du reggae comme j’aime !

C’est pas du roots à la jamaïcaine, non, c’est du reggae à la californienne, avec toujours en filigrane quelque chose des défunts Sublime, comme si le fantôme de Bradley Nowell n’avait jamais cessé de trimballer sa dégaine dans le sud de L.A.

J’adore « Owens Brothers » et son magnifique solo de gratte, j’adore « Youth » et son flow de cinglés un chouïa hip-hop, j’adore les riffs de cuivres langoureux de « Easy », petit chef d’œuvre rythmique avec un Opie Ortiz des grands jours et un excellent Tippa Lee en guest de toute première bourre. Ça pue la classe !

Et quand ça part en ska comme sur « Breakfast Toast », je signe (forcément) des deux mains, comme si on était en 1996 que et Nowell n’avait pas encore fait son overdose.

C’était un époque magnifique. No Doubt vendait « Tragic Kingdom » par wagons entiers, Rancid cartonnait avec « Time Bomb », et Sublime aller nous péter à la gueule. Avec son troisième opus, LBDAS nous fait revivre ce temps béni pendant 30 minutes, et on n’est jamais bien loin de la perfection.

Vince

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