Rude Boy Train

RIP HARRY J

Triste nouvelle ! On vient d’apprendre qu’HARRY J, célèbre musicien et producteur jamaïcain, est décédé à l’âge de 68 ans à l’hôpital de Savanna-La-Mar.

De son vrai nom Harry Zephaniah Johnson, Harry J avait d’abord été le bassiste de The Virtues, avant de commencer une carrière d’agent d’assurance interrompue par son amour pour la musique. Il devient donc un producteur célèbre vers la fin des années 60, en enregistrant le tube local des Beltones, « No More Heartaches », pour son propre label sobrement appelé Harry J, et profitant  des installations de Coxsone Dodd (Studio One) pour produire d’autres artistes.

En 1969, il rencontre le succès en Angleterre grâce au hit « The Liquidator » signé par Harry J Allstars, un groupe qu’il monte de toutes pièces pour l’occasion avec des membres des Hippy Boys, qui deviendront par la suite des Upsetters pour Lee Perry et des Wailers pour Bob Marley (les frères Barrett notamment), et Winston Wright au clavier, bien connu pour son passage au sein de Tommy McCook and the Supersonics. Ce titre restera comme l’un des plus grands classiques de la culture skinhead, et Harry J (le label) étant racheté par Trojan Records, la maison de disques au casque grec sortira dans la foulée un album du même nom comportant douze instrumentaux dont une version très personnelle du « Je t’aime Moi Non Plus » de Serge Gainsbourg.

Dans son studio (Harry J Studio), il enregistre notamment les albums « Catch A Fire », « Burnin’ « , « Natty Dread », « Rastaman Vibrations » et « Exodus » pour Bob Marley and The Wailers. Il enregistrera aussi des artistes incontournables comme Burning Spear, Augusto Pablo, The Heptones ou Ken Boothe, et son studio deviendra le repaires de petits blancs en manque de bonnes vibrations comme les Rolling Stones et les Who.

Harry J aura définitivement marqué l’histoire de la musique jamaïcaine.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *