Rude Boy Train

THE SOUL CHANCE – The Soul Chance – Obeah Records

UN PEU D’HISTOIRE : Comme par hasard, The Soul Chance nous viens de la côte ouest des USA, de Bakersfield, pas si loin de Los Angeles… Comme pour conjurer le mauvais sort qui fait de ce bled la capitale country qu’on appelle souvent « West Nashville », le groupe s’évertue depuis 2017 à nous produire des petites pépites reggae enregistrées sur du matos 100% vintage, à la recherche du son perdu des Upsetters ou des Hippy Boys.

Ils ont sorti en 2018 pas moins de cinq 45 tours, sur trois labels différents, Obeah Records, Funk Night Records et les excellents Colemine Records, label du dernier Jr Thomas. Il y a eu aussi le très bon « Welcome To Reggae City » présent sur la compil’ « The Birth Of The 4th Wave Of Ska » d’Angel City Records…

C’est donc non sans une certaine impatience qu’on attendait leur premier LP, déjà sorti en digital depuis déjà quelques jours mais en vinyl, chez Obeah Records, seulement en cette fin de semaine. (suite…)

RUDE BOY TRAIN’S CLASSICS – CLANCY ECCLES – Freedom (Clandisc/Trojan Records-1969)

« Rude Boy Train’s Classics », c’est une série de chroniques d’albums qui ont marqué l’histoire du ska, du rocksteady ou du skinhead reggae. Standards objectifs reconnus par le monde entier ou chefs d’oeuvre personnels qui hantent nos jardins secrets, la rédac de Rude Boy Train vous fait découvrir ou redécouvrir ces albums majeurs qui méritent d’avoir une place de choix sur vos étagères ! Rendez-vous le premier vendredi de chaque mois…

UN PEU(BEAUCOUP) D’HISTOIRE : Eglise de la paroisse avec papa et maman, participation à la chorale, chanteur pour touristes puis zicos ou choriste d’un groupe à succès local, puis déménagement à Kingston pour finir repéré par Coxsone Dodd et explosion : voilà le parcours stéréoptypé et quasi imparable de la plupart des top-singers de Jamaïque des années 60,  auxquels Clancy Eccles n’échappa pas. Né à Dean Pen en 1940, il rentre rapidement comme chanteur dans le circuit des hôtels de la côte Nord-Ouest. Il quitte ses parents pour Ochos Rios et intègre les shows des Blues Busters. Il part alors pour Kingston ou il est rapidement repéré par Coxsone, qui lui fait enregistrer  « Freedom », un des tout premiers ska qui deviendra un de ses hymnes, dès 1959, ainsi que « River Jordan ». Les deux titres tourneront en exclu dans les sounds du patron pendant près de deux ans avant de n’être enfin pressés qu’en 1961. (suite…)

Los Aggrotones – 10 reggae shots – Una Isla Club Records/Jewels/Interrogator

UN PEU D’HISTOIRE : C’est en 2007 que se forme LOS AGGROTONES à Buenos Aires, capitale de l’Argentine. Le groupe composé de cinq (parfois de quatre) musiciens est fan de skinhead reggae et de rocksteady et écoute en boucle les production de Lee Perry, Clancy Eccles, Duke Reid ou Coxsone Dodd, et s’inspire de temps à autre de la soul de Booker T ou d’Earl Van Dyke.

Presque toujours instrumental, le combo sort en 2008 son premier EP, « Reggae Rapado », va jouer au Paraguay et au Brésil, et sort en 2009 son second EP, « Bajo La Luna », et joue en avril 2011 avec Jackie Bernard des Kingstonians au Brésil pour son retour sur scène après quarante ans d’absence.

Le premier album, « Moods », est publié en 2011 par Una Isla ClubRecords et le groupe sort ensuite un 45 tours chez Jewels puis un autres avec Pat Kelly chez les Canadiens d’Interrogator Records. (suite…)