Rude Boy Train

Toots & The Maytals : la grosse tournée

L’image contient peut-être : une personne ou plus et texteBonne, très bonne nouvelle : une des légendes du reggae, du rocksteady, et du ska s’apprête à arpenter les routes de France. Il s’agit de TOOTS & THE MAYTALS, et même si Frederick « Toots » Hibbert n’est plus avec les « vrais » Maytals, ça reste une bien bonne nouvelle. (suite…)

RUDE BOY TRAIN’S CLASSICS – THE BLUES BUSTERS – Behold… How Sweet It Is (Dynamic Sounds-1964)

« Rude Boy Train’s Classics », c’est une série de chroniques d’albums qui ont marqué l’histoire du ska, du rocksteady ou du skinhead reggae. Standards objectifs reconnus par le monde entier ou chefs d’oeuvre personnels qui hantent nos jardins secrets, la rédac de Rude Boy Train vous fait découvrir ou redécouvrir ces albums majeurs qui méritent d’avoir une place de choix sur vos étagères ! Rendez-vous le premier vendredi de chaque mois…

UN PEU (BEAUCOUP) D’HISTOIRE : Lloyd Osbourne Campbell et Phillip James naissent tous deux en 1941 en Jamaïque. La famille du premier déménage peu de temps après sa naissance de Kingston vers Montego Bay. C’est ici qu’ils fréquenteront les bancs de la même école, devenant rapidement amis.  Si Lloyd passe par la case assez traditionnelle chorale de la paroisse, Phillip, dont le père est artiste, se retrouve a participer à ses cotés au « Show Boat Folies », un spectacle monté pour les touristes et joué sur un bateau spécialement conçu. Quand à l’âge de 9 ans, son père décède, Phillip poursuit l’aventure avec la troupe alors que Lloyd continue ses études pendant quelques années. Il se joint malgré tout à l’occasion au spectacle, en reprenant avec son ami des titres ricains aux  orientations soul-rythm’n’blues, rodant ainsi les bases d’un duo dont la réputation de sonner comme quatre chanteurs  grandit peu a peu. Les Blues Busters sont nés. (suite…)

PRINCE BUSTER : 1938 – 2016

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C’est l’un des plus grands artistes de l’histoire de la musique jamaïcaine qui vient de nous quitter.

Cecil Bustamente Campbell aka PRINCE BUSTER est né en 1938 à Kingston. Adolescent, il traîne dans les faubourgs de la ville avec ses potes et pratique la castagne avec pas mal de brio, à tel point qu’il se lance dans la boxe et devient videur pour les soirées de Coxsone Dodd, à l’époque où le ska n’est pas encore d’actualité (mais ça ne va pas tarder). Il ouvre un magasin de disque et se met à la musique à la fin des années 50.

En 1961, il publie ses premiers 45 tours, « Buster’s Idea » et « This Man Is Good » sur Buster Wild Bells, et « Oh Carolina » (emprunté aux Folks Brothers) et « Cassavubu » sur un autre de ses labels (le disque sortira ensuite en licence sur Blue Beat). Prince Buster est à cette époque très prolifique et il sortira des morceaux aussi connus que « One Step Beyond », « Enjoy Yourself », « Al Capone » ou « Madness », qui influenceront durable la scène two tone anglaise presque vingt ans plus tard (Madness, le groupe, lui consacrera notamment « The Prince »). (suite…)

RIP John Holt

C’est bien une légende de la musique jamaïcaine qui vient de nous quitter, pas un second couteau. JOHN HOLT était un grand monsieur.

Né en 1947, Jon Holt s’est d’abord fait connaître comme chanteur au sein du groupe de rocksteady The Paragons, dont l’un des titres les plus célèbres restera sans aucun doute « The Tide Is High » (écrit par Holt), repris en son temps par Blondie. (suite…)

Keith & Tex : Un extrait du prochain album

Décidément, on vous parle beaucoup de KEITH & TEX, les deux vieilles gloires jamaïcaines revenues sur le devant de la scène à l’occasion d’une série de concerts avec les allemands de The SteadyTones (aka The Heavy Allstars) derrière, de la sortie d’une compilation des vieilleries remasterisées (« Redux »), et de la publication d’un 45 tours avec les américains de Stahl, aka l’ami et ex-Aggrolite Scott Abels sur Angel City Records. (suite…)

Qui veut soutenir l’Alpha Boys School ?

Au départ, l’ALPHA BOYS SCHOOL est un orphelinat pour jeunes filles crée à Kingston par des religieuses (membres des Sisters Of Mercy) en 1880. Le années passent et l’établissement spécialisé dans la couture s’ouvre aux garçons et crée une section musique. Sister Mary Ignatus se donne du mal pour faire vivre l’institution, et avec l’avènement du jazz, de plus en plus d’enfants, pas forcément orphelins, entrent à l’Alpha Boys School pour apprendre la musique, notamment les cuivres. C’est comme ça qu’à partir des années 60, les meilleurs musiciens de l’île seront formés à l’Alpha Boys School. On peut citer par exemple plusieurs Skatalites, Don Drummond, Johnny Moore, Tommy Mc Cook et Lester Sterling, Rico Rodriguez, Theophlius Beckford, Cedric Brooks, Vin Gordon, Yellowman, Eddie Tan Tan Thornton, Leroy Smart et pas mal d’autres… (suite…)

The Skatalites en tournée en France !

legendary_skatalites-top_ranking_lpParmi les Légendes de la musique jamaïcaine, il est inutile de présenter les Skatalites ! De Don Drumond à Tommy Mc Cook en passant par Roland Alphonso et Jackie Mitoo, les Skatalites furent et restent sans doute le plus grand orchestre de toute l’histoire de la musique jamaïcaine. Du début des années 60, jusqu’à aujourd’hui, le groupe accompagna l’évolution de la musique jamaicaine, du ska au reggae en passant par le rocksteady. Même si le line-up à beaucoup changé depuis sa création, ils restent une référence et continuent, par leurs albums et leurs tournées, à entretenir l’esprit originel de cette musique que nous défendons sur Rude Boy Train. (suite…)

RIP Junior Murvin

Mauvaise nouvelle pour la musique jamaïcaine : JUNIOR MURVIN vient de passer l’arme à gauche hier à l’âge de 64 ans, ce qui n’est pas très vieux par rapport à Jeanne Calment.

Junior Murvin se met  à chanter dès son enfance, et il commence à enregistrer à la fin des années 60 sous le nom de Junior Soul. En 1972, il connait son premier mini-hit avec « Solomon ». En 76, il passe une audition devant Lee « Scratch » Perry qui décide de le produire. Murvin sort alors ce qui restera son titre le plus célèbre, « Police ans Thieves », avec cette voix haut perchée qui sera sa marque de fabrique. Le morceau est un très gros succès et sera repris, et immortalisé, par The Clash sur leur premier album. (suite…)

RIP HARRY J

Triste nouvelle ! On vient d’apprendre qu’HARRY J, célèbre musicien et producteur jamaïcain, est décédé à l’âge de 68 ans à l’hôpital de Savanna-La-Mar.

De son vrai nom Harry Zephaniah Johnson, Harry J avait d’abord été le bassiste de The Virtues, avant de commencer une carrière d’agent d’assurance interrompue par son amour pour la musique. Il devient donc un producteur célèbre vers la fin des années 60, en enregistrant le tube local des Beltones, « No More Heartaches », pour son propre label sobrement appelé Harry J, et profitant  des installations de Coxsone Dodd (Studio One) pour produire d’autres artistes. (suite…)