Rude Boy Train

THE OLDIANS – Roots’N’Soul (Nice & Easy) – Liquidator Music

Aucune description de photo disponible.UN PEU D’HISTOIREEt voici donc le septième album de THE OLDIANS, le groupe espagnol amateur de sons feutrés, deux ans après le superbe « We Are Reggae » publié comme à l’accoutumée chez le pote Toni Liquidator.

Mine de rien, le combo de Barcelone aura vingt ans l’année prochaine ! Ça sera peut-être l’occasion de prévoir quelques événements, mais en tout cas cette longévité donne des indices pour comprendre comment ils font pour que ça sonne aussi bien : l’expérience, tout simplement…

LE DISQUE: Alors oui, forcément, l’expérience on la sent dès les premières notes de ce « Roots’N’Soul » qui ne sort pas des sentier battus, et qui rappelle à notre souvenir que The Oldians est un groupe qui a un son reconnaissable entre mille : 33 % reggae, 33 % Rocksteady, 33 % jazz, et 1 % ska. C’est simple, je n’en connais aucun qui fasse la même musique. Des groupes ska-jazz il y en a plein, mais des groupes avec un son aussi feutré, aussi lounge, aussi ouaté, vous pouvez toujours chercher, vous n’en trouverez nulle part (qui a dit « sauf chez la Japonais de Rockin Time » ?). (suite…)

THE BANDULUS – Love A Woman – Autoprod

UN PEU D’HISTOIRE : J’ai toujours été à l’affût du moindre featuring des membres des Slackers depuis que je connais ce groupe. Aussi, quand est annoncée en 2010 la présence de Vic Ruggiero au line-up du premier album de The Bandulus d’Austin au Texas, nommé « Ska, Reggae & Soul », je choppe le disque à la première occaz’.

Je découvre donc avec bonheur le groupe tout nouvellement monté par Jeremy Peña, ex Los Skarnales et Trenchtown Texans qui s’entoure de quelques pointures locales, dont Johnny Meyers des Stingers ATX et Patrick Kelly, futur The Suffers, pour passer en studio.

Sa voix, au timbre particulier, soul et puissante et ses compos excellentes, ska, reggae et… soul, évidement, font mouche dès le premier tir !

Deux ans plus tard, c’est avec un line-up remanié que The Bandulus fait son retour discographique. Assisté par deux voix féminines aux chœurs, c’est encore plus fouillé, révélant une nouvelle fois une aisance dans le songwriting bien au-dessus de la moyenne. « The Time We Had » est une pure réussite qui obtient un joli succès aux US, qui aura malheureusement peu d’écho par chez nous. (suite…)

NEW YORK SKA-JAZZ ENSEMBLE – Break Thru – Brixton Records

UN PEU D’HISTOIRE: En voilà des vieux d’la vielle ! Formé par des membres des Toasters de la grande époque il y a un quart de siècle (la paire Rick Faulkner/Rocksteady Freddie), le NEW YORK SKA-JAZZ ENSEMBLE en a connu des line-up ! Toujours emmené par le grand (par le talent) Freddie au sax, bien souvent accompagné par le grand (par la taille) Mark Paquin au trombone (parfois à la basse), le groupe est une véritable machine de guerre en live.

Côté albums mine de rien, ce « Break Thru » est leur 8e opus, dans une carrière discographique parsemée de trois albums live. Fidèle au label espagnol Brixton Records depuis plus d’une décennie, le combo de la grosse pomme se décide enfin à nous livrer sa version studio de « Love & Affection »… (suite…)

MAMPY – Keep On Playing – Alambic Records/Disturb Records

UN PEU D’HISTOIRE : Mampy, c’est le fameux Sextet Toulousain fondé en 2006, qui, depuis sa création, ne cesse de nous régaler avec un ska-jazz bien carré, mais aussi avec des orientations plus rocksteady et reggae, toujours avec classe et finesse.

Leur premier album sorti en 2012 nommé « Between Bass And Craddle », déjà plutôt réussi, avait le défaut de voir leurs compos souvent affublées  de quelques pérégrinations jazzy un peu trop appuyées pour les simples amateurs de musique pop que nous sommes.

Forts de qualités musicales bien supérieures à la moyenne, les zicos nous reviennent en 2016, avec un « Mind Your Own Business » complètement débarrassé de que nous considérions comme des lourdeurs, pour un skeud direct et jouissif, un des tous meilleurs albums de cette année-là sans doute. (suite…)

THE SKALOGG’S – Still Waiting – Autoprod

UN PEU D’HISTOIRE: Du côté de Lille, il y a Carving, Dany Boon et Marcel et son Orchestre, mais il y a aussi THE SKALOGG’S, avec son drôle de nom et ses six musicos agités. Et mine de rien, cette affaire dure depuis 2001, avec un maxi Ep en 2005, « Second Launch », et un autre en 2012, « Back From The Dead ».

Visiblement pas tellement amateur de LP, le voilà qui a sorti un nouveau 8 titres, « Still Waiting », « Longer Than an EP, Shorter Than an Album » comme diraient les Unco qui faisaient du punk-rock d’Américains… On vous raconte ça…

LE DISQUE: OK, je vois déjà les râleurs râler sur le ska-punk, cette musique festive pour les skaters qui mettent des falzards trop larges et qui ne portent jamais de chemises Ben Sherman. D’accord. Mais moi j’assume être un fan de ska-punk depuis le début, de Less Than Jake à Sublime, de Buck O Nine à The Interrupters. (suite…)

THE BUSTERS – One For All – Ska Revolution Records

UN PEU D’HISTOIRE: L’histoire des BUSTERS, groupe majeur de la scène allemande, continue après plus de trois décennies de ska.

On vous avait dit tout le bien que l’on pensait du précédent album (« Straight Ahead » en 2017) et du duo Dr Ring Ding/Joe Ibrahim au chant, ainsi que des trois ou quatre hits imparables qui le ponctuaient. C’est donc avec joie qu’on a appris qu’un nouvel album était déjà en passe d’arriver dans les bacs.

Pour ce quinzième opus, « One For All », on note encore quelques changements de line-up, avec un nouveau guitariste, Deniz, et un nouveau percussionniste, Michl, alors que Jesse, un des piliers du combo, semble encore bien présent pour taper sur ses tambourins…

LE DISQUE: On s’est donc jeté goulûment sur « One For All », nouvel opus qui démarre avec une petite bombinette ska-punk, « Melodies »,dont vous aviez découvert le clip il y a une paire de semaines. Disons-le clairement : ça, c’est tout ce que j’aime ! Du ska rapide, de la batterie qui tabasse, de la guitare qui fait un barouf du feu de dieu… On savait que les Busters étaient à l’aise avec ce style (« souvenez-vous de « Do Ya Thang », il y a presque 25 ans), et voilà qui se confirme avec l’apport, incontestable, de Joe Ibrahim qui partage le micro avec Dr Ring Ding. (suite…)

THE VOID UNION – Return Of The Supervape – Jump Up Records

UN PEU D’HISTOIRE : Quand en 2008 sort le premier album de The Void Union, avec en guest Lynval Golding ou bien Craig Fujita des Pressure Coooker, on est forcément pressé d’y jeter une oreille de de chercher qui se trouve derrière tout ça ! En creusant un peu, on retrouve aux manettes le noyau des Zicos de Westbound Train, qui cherchent à s’occuper un peu entre les deux monuments que furent « Transitions » et « Come And Get It ».

Grosse impression, avec d’emblée des grosses intrus qui font mal, avec des structures exigeantes, comme « The Rub »  et une poignée de bonnes chansons.

Le second album « Higher Guns », succès de Westbound Train oblige, ne pointera son nez qu’en 2012. Alex Stern des Big D & The Kid Table rejoint pour l’occasion le groupe, avec sous le bras son ami batteur Rick Smith. Là encore, des instrus de première bourre et des featurings de classe avec le copain Obi Fernandez et King Django sur un « Aiming » coolissime, Angelo Moore sur « Fly Me Away » et toujours Craig Fujita et Hayley Jane…

Le groupe nous gratifiera de plusieurs tournées Européennes, accompagnés par  Jr Thomas au chant ou plus récemment par Ricky Rocksteady. (suite…)

RED SOUL COMMUNITY – Holiday in the city – Jump Up ! Records

UN PEU D’HISTOIRE: RED SOUL COMMUNITY, fameux groupe espagnol de pump pump reggae, avait pris une paire d’années sabbatiques après avoir sorti un second album, « I Never Learn », sur Grover Records en 2013, et avoir accessoirement fait un enfant (Isa la chanteuse et Carlos le clavier sont les parents).

Pour ce troisième opus récemment publié par Jump Up ! Records, ils sortent totalement de leur zone de confort et s’éloignent assez nettement du style Aggrolites/Aggrotones qui les avait fait connaître. Pour quel résultat ?

LE DISQUE: Il est étonnant ce virage pris par Red Soul Community. Etonnant parce que totalement imprévisible. Et parce qu’on pensait  le combo de Grenade entièrement branché sur des influences skinhead reggae, voire rocksteady. Pas plus, pas plus vite. (suite…)

LOS AGGROTONES – Right Now – Acid Jazz Records

UN PEU D’HISTOIRE: Y’a deux ans pile poil nous tombait sur le coin du museau, mais surtout au creux de nos oreilles dégagées, le somptueux « Brixton », troisième album de Los Aggrotones, le groupe reggae tendance 60’s/70’s venu de Buenos Aires…

Avec ses featurings de classe mondiale, Hollie Cook et Derrick Harriot en tête, on pouvait alors vous raconter le beau chemin parcouru par le groupe Argentin, depuis « Moods » leur premier album sorti en 2011, suivi deux ans plus tard par « 10 Reggae Shots ».

Vous vanter aussi tout le bien qu’on pouvait penser de leur collaboration avec Mimi Maura sur l’album « Stormy » et de la poignée de singles tous excellents, sortis notamment sur notre beau label Frenchy Jewels.

Enfin vous dresser le tableau majestueux de tout ce qui fit de ce « Brixton » un de nos albums préférés de 2017.

Voilà donc qu’en ce triste automne, les Argentins viennent nous éclairer avec ce « Right Now » sorti sur le label Acid Jazz, à l’artwork encore une fois superbe. (suite…)

DEATH OF GUITAR POP – In Over Our Heads – Ska Club Essex

UN PEU D’HISTOIRE : On les avait pas vu venir les deux gars de Brentford, Essex, quand en fin d’année 2017, ils nous avaient balancé leur premier album, ce « 69 Candy Street », concentré 100% pur jus de  musique British, du ska en passant par la pop et même un peu de punk… Faut dire qu’à part quelques vidéos de teasing, pas grand monde n’avait entendu parler d’eux jusque-là.

Depuis, le duo constitué de Top Kat et Silky, s’est associé à quelques bon zicos pour faire tourner leurs titres en live sur quelques scènes de Grande Bretagne pour des sets qui, d’après ce que l’on a pu en voir sur quelques extraits vidéo, ont l’air bien barrés et assez puissants.

Ils n’ont cependant pas perdu de temps et se sont remis direct à la compo de leur second album qui sort donc moins de deux ans plus tard, toujours autoproduit et se nomme « In Over Our Heads ». (suite…)

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